Plusieurs naissances de tortues observées à Kélonia

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Plusieurs naissances de tortues à Kélonia
Plusieurs naissances de tortues à Kélonia ©Kélonia
Des tortues ont pointé le bout de leur nez à Kélonia. Depuis plusieurs mois, l’équipe de l’observatoire des tortues marines était mobilisée pour suivre des épisodes de ponte dans ses bassins.

Carnet rose à Kélonia. Après 120 jours d’incubation, plusieurs tortues sont nées sur le site de l’observatoire. Les scientifiques se sont aperçus de ces naissances à venir en observant des traces sur la plage privée des tortues. "Cela a débuté en mai 2022 lorsque des traces sont apparues sur la plage artificielle, quelques semaines après que des parades nuptiales aient été observées dans le bassin de reproduction" détaille l’observatoire des tortues marines.

Plusieurs naissances de tortues observées

Depuis plusieurs mois, l’équipe de Kélonia était mobilisée pour suivre des épisodes de ponte dans ses bassins. La jeune femelle Minus, qui pèse 143 kilos, a été observée sur la plage. "Elle y est montée et a remué le sable à de nombreuses reprises jusqu’en août. Elle a pondu six nids qui ont été surveillés chaque jour".

Cette semaine, deux petites tortues ont émergé du dernier nid pondu ; montrant que les incubations étaient arrivées à terme. Quatre autres nouveau-nés ont été retrouvés dans les nids, lors de l’étude de ceux-ci. "Ils ont aussitôt été pesés, mesurés et photo-identifiés". Les bébés tortues pesaient entre 17 et 18 grammes seulement. Dans la nature, ils pèsent à la naissance entre 25 et 28 grammes.

Des tortues de petites tailles, avec une longueur de carapace de 4,3 à 4,5 centimètres "qui est dans la limite basse pour des jeunes tortues vertes" précise le centre.

Naissance de plusieurs tortues à Kélonia
Naissance de plusieurs tortues à Kélonia ©Kélonia

Un faible taux d’éclosion constaté

Malgré ces naissances, le centre a constaté un faible taux d’éclosion. "La joie d’avoir des naissances est bien sur tempérée car nous espérions des taux d’éclosion et d’émergence bien supérieurs" précise-t-il.

Le centre s’interroge ainsi sur les raisons de ce faible taux, qui peut être lié "au jeune âge des reproducteurs, à savoir entre 9 et 10 ans, quand dans la nature il est entre 15 et 30 ans".

Une attention particulière est également portée à la qualité du sable de la plage artificielle. "Des analyses faites dans les premiers nids montrent la présence d’un champignon (…) Des mesures ont d’ores et déjà été engagées pour débarrasser le sable du champignon qui peut être la cause des taux de survie très bas des embryons" assure-t-il.

La plage artificielle de Kélonia
La plage artificielle de Kélonia ©Sophie Person