L'incendie ne se propage plus, les pompiers de l’Hexagone vont prendre le relais au Maïdo

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Un pompier lutte contre l'incendie du Maïdo, lundi 9 novembre.
Un pompier lutte contre l'incendie du Maïdo, lundi 9 novembre. ©Imaz Press
Au Maïdo, le feu ne se propage plus, la météo est favorable, mais la végétation brûle encore ce mercredi. Les 80 sapeurs-pompiers arrivés en renfort vont être déployés pour relayer les pompiers réunionnais à partir de demain, jeudi 12 novembre.
La végétation continue de brûler, ce jeudi 11 novembre, au Maïdo, mais le feu ne se propage plus, il est fixé. Quelques reprises de feu ont rapidement été maîtrisées ces dernières heures. Alors que cet incendie ravage le Maïdo depuis cinq jours, les 80 sapeurs-pompiers arrivés de métropole, mardi, vont être déployés sur le terrain.
 

Une reconnaissance et un briefing

Ce mercredi, les responsables de groupes ont pris la mesure du travail à abattre grâce à une première reconnaissance et à un briefing au centre opérationnel de commandement basé à Petite-France.

"Nous leur préparons le terrain avec des reconnaissances pour qu’ils s’approprient le contexte différent de celui de la métropole, même s’ils sont tous spécialistes des feux de forêts", explique Hervé Berthouin, contrôleur général du SDIS Réunion. A partir de jeudi, les 80 pompiers venus de l’Hexagone, vont relayer les 150 sapeurs-pompiers réunionnais. Le temps du passage de relais, jeudi, les effectifs déployés sur l'incendie seront au maximum.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :
Maïdo, jour de briefing pour les renforts de pompiers
 

Un passage de relais progressif

L’objectif est d’attribuer des secteurs d'intervention aux nouveaux arrivants, au fur et à mesure. Ce lissage a aussi pour but de confronter les expertises pour tenter de faire émerger de nouveaux axes tactiques.

Le capitaine Jérémy Poussac fait partie de ceux qui étaient déjà venus lors des incendies du Maïdo en 2010. "Le terrain est risqué et dangereux, l’expérience de 2020 va nous servir pour être le plus efficace possible", assure le capitaine Poussac, chef de la Sécurité civile du Var, dans le sud de la France.

Ce soir, les 80 sapeurs-pompiers sont logés au village Corail à Saint-Gilles pour une dernière nuit de repos avant de monter au front.
 

Creuser et inonder des tranchées

Ce jeudi, l'impératif restera d’éteindre les points chauds au sein des 175 hectares de végétation déjà brûlées. Dans le même temps, les pompiers vont poursuivre leur travail de forestage en lisière. Il consiste à creuser des tranchées de 40 centimètres à trois mètres pour ensuite les inonder. Ces sillons permettent de dresser un barrage et évitent que l’eau ne ruisselle.

La zone prioritaire ciblée est la ligne des 1800 mètres, c’est-à-dire la bordure de forêt de Tamarins des Hauts. Le joyau de la forêt primaire inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.