La grève se poursuit à l’usine de Bois-Rouge, les planteurs haussent le ton

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USine de Bois rouge camapgne sucrière
L'usine de Bois Rouge. ©Imaz Press
Les salariés de Tereos poursuivent leur mouvement de grève entamé le mardi 16 août. L’usine de Bois-Rouge est à l’arrêt et les cannes coupées restent dans les remorques ou dans les champs. Les planteurs haussent le ton.

S’ils soutiennent le mouvement de grèves des salariés de l’usine de Bois-Rouge, les planteurs pâtissent de la situation. Depuis le milieu de semaine dernière, ils ne peuvent en effet plus livrer leurs cannes.

Regarder le reportage de Réunion la 1ère : 

Campagne sucrière : 2ème semaine de blocage à Bois Rouge

Les planteurs haussent le ton

Des tonnes de cannes déjà coupées attendent ainsi d’être broyées. Dans les remorques, sur les plateformes et dans les champs, elles s’accumulent. Plus de 50 000 tonnes sont ainsi en souffrance. Ce lundi 22 août au matin, les livraisons n’ont pas repris.

Pour le président des Jeunes Agriculteurs, Guillaume Sellier, il ne s’agit pas temps de donner raison aux grévistes ou à la direction de l’usine, mais bien de reprendre l’activité. Une reprise qui tarde à venir, les planteurs ont donc demandé aux usiniers de trouver rapidement une solution.

Perte de recettes pour les planteurs

Pour la CGPER, le " contrat de réception est rompu ", des indemnités pourraient ainsi être demandées à Tereos en compensation des pertes de recettes, d’autant que la richesse en sucre est actuellement au rendez-vous. Son président Jean-Michel Moutama suggère même à l’usinier d’en appeler à la médiation des services de l’Etat si aucune avancée n’est trouvée.

L'UPNA demande une CPCS d'urgence, elle estime que " la situation est grave". 

Usine de Bois-Rouge à l'arrêt : Dominique Clain, président de l'UPNA Réunion

Un constat d'huissier sera fait ce lundi après-midi pour estimer les pertes subies par les planteurs, annoncent les syndicats. 

Une deuxième semaine de grève démarre

Les salariés de l’usine de Bois-Rouge ont entamé une grève pour dénoncer le comportement "irrespectueux" d’un cadre dirigeant. Sans réponse apportée par la direction, et les jours de grève s’accumulant, les grévistes ont ajouté d’autres revendications.

Ils demandent ainsi qu’une prime de 1 000 euros leur soit versée, la revalorisation de la grille des salaires ouvrière, une prime énergie de 0,42 euros par tonne, ainsi que l’examen de la situation des saisonniers qui risquent de rencontrer des problèmes en fin de campagne quant à leur nombre d’heures.

90% des salariés de l'usine de Bois-Rouge sont aujourd'hui en grève. Demain, mardi 23 août, direction et grévistes seront face à face pour des négociations encadrées par la Direction du travail.