La Réunion manque d’ambulanciers

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Ambulanciers La Réunion
Photo d'illustration ©IPR
Comme le BTP ou la restauration, les sociétés d’ambulance peinent à recruter. Cette problématique nationale n’épargne pas La Réunion. Plus de 1 500 postes sont à pourvoir cette année dans le département.

15 000 postes d’ambulanciers sont à pourvoir en 2022 en France,  dont 1 500 à La Réunion. Les ambulanciers doivent relever un double défi : décharger le SAMU et le SMUR, tout en maintenant les transports programmés qui favorisent l’accès aux soins des patients. 

La carence de personnel pourrait ainsi avoir un impact dire ct sur la qualité de la prise en charge. Actuellement un peu moins de 600 ambulanciers sont en activité, auxiliaires ambulanciers et ambulanciers diplômés d’état confondus. Il en faudrait 400 de plus, selon la Chambre syndicale des Ambulanciers de La Réunion.

Manque de formation

Maillon essentiel du parcours de soin du malade, le métier peine à garder ses recrues. Des recrues déjà en nombre insuffisant, sur les deux sessions de 20 personnes formées chaque année dans l’île, un tiers n’intègrent pas la profession.

Des sessions trop restreintes, selon Alexa Iafare, la présidente de la Chambre Syndicale des Ambulanciers. Pour relancer la profession et augmenter le vivier d’ambulanciers auxiliaires  et diplômés d’état, la chambre évoque plusieurs pistes.

A noter, 3 ans de permis sont requis pour pouvoir postuler comme ambulancier.

Accroître l'offre de formation

La chambre propose d’accueillir les jeunes dès l’âge de 18 ans, contre 21 ans actuellement, en intégrant le permis de conduire dans la formation, de créer des passerelles entre les formations sanitaires et favoriser la reconversion professionnelle, de créer un bac professionnel Ambulanciers afin de former massivement, ou encore de mettre en place la valorisation des acquis de l’expérience pour permettre de résoudre le manque de diplômés d’état.

La balle est à présent dans le camp de la Région, qui a le pouvoir de proposer plus d’offres de formation, soit en ouvrant une seconde école, soit en proposant plus de places dans l’offre de formation actuelle, limitée à 40 personnes par an.