Des classes passerelles pour aider les petits à entrer en maternelle

éducation le port
classe passerelle
©Alix Catherine
A la Réunion, 200 enfants âgés de 2 à 3 ans partent à l’école. Ils sont scolarisés dans des classes « passerelles » situées pour la plupart en zone d’éducation prioritaire. Objectif, donner à ces marmailles de milieux défavorisés toutes les chances de réussir.
 
Les classes passerelles accueillent les petits de moins de 3 ans et leurs familles aux portes de la maternelle.
Elles préparent les enfants à entrer dans ce monde inconnu qu’est l’école et leur apprend surtout à se séparer progressivement de leurs parents. 200 enfants issus de milieux défavorisés à la Réunion sont concernés par ce dispositif qui leur permet de se sociabiliser ou d’être plus à l’aise avec le langage
.
« Pour les enfants les plus défavorisés, Il y a un écart important en terme langagier, en terme de comportement et ces classes passerelles sont destinées là vraiment où c’est difficile, pour qu’on amène les élèves à apprendre ».
«Il y a un important travail sur le langage, sur le savoir-être, et on travaille aussi sur la séparation d’avec les parents 
» précise Vêlayoudom Marimoutou. 
 

Les parents maillons importants des classes passerelles  


L’école maternelle Imelda Grondin à la Rivière des Galets, située en zone d’éducation prioritaire, a reçu ce jeudi matin, la visite de Vêlayoudom Marimoutou. Le Recteur est venu rencontrer les équipes éducatives de la classe passerelle qui accueille 18 petits de moins de 3 ans.

Les marmailles viennent chaque jour ici accompagnés de leurs parents. Ils partagent les activités, le goûter ou les sorties. Ils se préparent surtout à la séparation prochaine.

« Les parents sont aussi dans le dispositif et l’impact sur eux n’est pas nul non plus » selon le Recteur.

L'éducation Nationale réfléchirait à la mise en place d'un dispositif en partenariat avec la CAF et Pôle-Emploi pour que ces parents soient accompagnés dans la recherche d'un travail pendant que les enfants sont à l'école.

(Re)Voir le reportage de Jean-Régis Ramsamy et Alix Catherine:
 
©reunion
   
 
 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live