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La vie portuaire reprend sous haute surveillance après une nuit d’émeutes au Port Est

L’activité portuaire reprend timidement ce mardi matin à La Réunion. Le Port Est s’est réveillé après une nuit d’émeutes. Le Grand Port Maritime est désormais sous haute surveillance avec une présence importante de gendarmes. Les dockers eux sont divisés sur la reprise du travail.

La vie portuaire reprend sous haute surveillance après une nuit d’émeutes au Port Est. © IMAZ PRESS
© IMAZ PRESS La vie portuaire reprend sous haute surveillance après une nuit d’émeutes au Port Est.
  • Laura Philippon / Hubert Debeux
  • Publié le , mis à jour le
Un navire de la CMA CGM entre dans le Grand Port Maritime, alors que deux conteneurs en sortent sur des camions. L’activité portuaire reprend timidement ce mardi matin après une nuit d’émeutes au Port Est.
 
© Hubert Debeux
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Pour le moment, les conteneurs quittent le Port Est au compte goutte. Le Grand Port Maritime est placé sous haute surveillance. De nombreux gendarmes sont déployés dans le secteur, des véhicules également. Deux points de contrôle de gendarmerie ont été mis en place pour accéder au Port Est, provoquant des embouteillages ce matin. Les forces de l’ordre sont aussi déployées dans les rues adjacentes.
 
© Gaël Le Dantec
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Les dockers divisés

"Il était important que le Port recommence à fonctionner pour approvisionner l’économie réunionnaise. 99% des marchandises qui arrivent à La Réunion passent par le Port, rappelle Guy Antoine Delavenne, président de l'UMIR, l’Union Maritime Interprofessionnelle de l’Ile de La Réunion.

Cette reprise de l’activité provoque toutefois une scission chez les dockers. Certains travaillent alors que d’autres refusent et exercent leur droit de retrait "tant que les forces de l’ordre seront présentes". "Le redémarrage se fait en ordre dispersé, remarque Guy Antoine Delavenne. Mais une partie des dockers sont à leur poste de travail, des bateaux sont entrés dans le port ce matin. L’activité redémarre doucement".

Ecoutez ci-dessous Guy Antoine Delavenne au micro d'Hubert Debeux : 

Guy Antoine Delavenne

 

Levée du barrage 

Au Port Est, des milliers de conteneurs sont en souffrance depuis le début de la crise sociale. Les Gilets Jaunes bloquaient le poumon économique de l’île depuis dix-huit jours. Près de 2 600 conteneurs étaient bloqués. Parmi eux, 1 400 sont destinés à approvisionner le marché réunionnais, les autres sont en attente d’exportation.

Près d'un millier de conteneurs déjà dédouanés sont en attente de livraison. Ils contiennent des produits frais, du blé pour les boulangeries, des matières premières destinées à la fabrication d'alimentation animale, des médicaments et du matériel médical à destination des centres hospitaliers et établissements accueillants des personnes âgées.
 
© Hubert Debeux
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Des blessés

Le barrage a été levée hier vers midi. Les gendarmes mobiles ont fait usage de la force pour libérer ce dernier bastion des Gilets Jaunes. Des affrontements ont éclaté dans le secteur entre forces de l’ordre et manifestants. A la tombée de la nuit, des émeutiers ont pris le relais échangeant jets de galets contre gaz lacrymogènes. Certains émeutiers ont même utilisé des feux d’artifices à l'horizontale contre les forces de l’ordre. Deux policiers et un pompier ont été blessés.
 
© Imaz Press
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Véhicules des douanes incendiés

La situation s’est dégradée au fil de la soirée. Des véhicules ont été incendiés dans la cour des douanes. Il ne reste que des carcasses encore fumantes. Un entrepôt situé à proximité du bâtiment de la douane a aussi été brûlé. Ce matin, le Port Est est une scène de désolation. Reste de grenades lacrymogènes et galets jonchent la chaussée. Le calme est revenu après la tempête.
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