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Leucose bovine : jugée responsable de la contamination d'un élevage, la Sicalait se défend

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Vache à la réunion
(Photo d'illustration). ©IMAZ PRESS
Pour la première fois, la justice a reconnu la responsabilité de la Sicalait dans la contamination d'un cheptel, le 15 novembre dernier. Ce mardi 19 novembre, la Sicalait tente de se défendre et rappelle ses mesures pour limiter les cas de leucose bovine.
Un cheptel réunionnais sain qui évolue dans un environnement protégé : c'est l'horizon tracé par Martha Mussard, la présidente de la Sicalait qui riposte et veut rassurer les consommateurs de lait à La Réunion. La Sicalait rappelle ses mesures pour limiter les cas de leucose bovine, et refuse de commenter la décision de justice.
 

Responsabilité de la Sicalait

La coopérative des producteurs de lait, qui regroupe 85 éleveurs réunionnais, contre-attaque suite à la décision de justice du 15 novembre. La cour d'appel de Saint-Denis a reconnu que la coopérative a bien vendu des vaches malades à un éleveur, Joseph Payet, entre 1997 et 1999. Pour la première fois, la justice a reconnu la responsabilité de la Sicalait dans la contamination du cheptel, et l'a condamné à indemniser l'éleveur du Petit Tampon.
 

Comment rassurer ?

La Sicalait veut se pourvoir en cassation, mais en attendant, sa priorité est de rassurer le consommateur. Martha Mussard, la présidente de la Sicalait, rappelle que "depuis 2016, la coopérative a pris toutes les dispositions pour assainir les exploitations", grâce notamment à la mise en place de "protocoles" pour garantir que "les vaches sont indemnes de leucose".

Depuis l'an dernier, tous les éleveurs laitiers de l’île sont installés en "zéro leucose", rappelle la coopérative. Cette certification est obtenue grâce au travail mené avec les services vétérinaires et ceux de L’Etat, poursuit la Sicalait qui garantit que les vaches nées sur le territoire peuvent intégrer les cheptels. Cela permet de contourner les restrictions en matière d’importation de bovins.
 

Un taux de mortalité qui reste élevé

La Sicalait estime aujourd'hui avoir été condamné sur la base de pratiques qui étaient tolérées il y a 20 ans. Martha Mussard rappelle que la Sicalait s’est toujours conformée aux réglementations sanitaires en vigueur. Elle ajoute également que la direction actuelle est en place depuis trois ans seulement.

La coopérative tente donc de se défendre, mais ne fournit aucune explication sur le taux de mortalité des vaches laitières à La Réunion. En 2019, il reste deux fois supérieure à la moyenne nationale (11,7 contre 5,9 %).

 
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