Logements insalubres : la SHLMR devant la justice

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Procès locataires SHLMR
©Réunion La 1ère
Quinze familles de St-Joseph ont saisi la Confédération nationale du logement pour dénoncer les logements insalubres dans lesquelles elles vivent. La CNL a engagé une procédure contre la SHLMR, le bailleur social. Le dossier a été examiné par la justice ce lundi à St-Pierre.
Infiltrations, humidité anormale et ses conséquences sur la santé, moisissures… Une quinzaine de familles de Jean-Petit à Saint-Joseph n’en peuvent plus de vivre dans des conditions déplorables. Depuis deux ans, elles demandent l’intervention rapide de la SHLMR pour réhabiliter leur logement, mais du côté du bailleur social c’est silence radio.

Elles ont alors fait appel à la Confédération nationale du logement qui a elle-même saisi le tribunal d’instance de Saint-Pierre pour une procédure en référé afin d’obtenir que des travaux soient rapidement réalisés pour permettre à ces familles de retrouver un logement décent et des conditions de vie plus saines.

« On dort dans le salon parce-que les chambres sont humides et mon fils est asthmatique », explique Virginie, une locataire.
 

Dossier examiné par la justice ce lundi

Une expertise a mis en lumière une trentaine de dommages dans les différentes habitations situées dans le quartier Jean-petit à Saint-Joseph. Des F3 loués 416 euros par mois. Un véritable bidonville précise la CNL. « Ce n’est qu’à partir du moment où la CNL est montée au créneau, a fait son rapport au préfet sur les logements indignes, que la SHLMR a réagi en recherchant une expertise. Pendant 4 ans, ils n’ont rien fait », explique Erick Fontaine, administrateur à la CNL.

De son côté, la SHLMR se défend en affirmant que les locataires n’ont pas été coopératifs. « Nous avons déclaré notre sinistre bien avant que le tribunal soir saisi », explique l’avocat du bailleur social.

L’avocat des habitants lésés a demandé une suspension ou une réduction du montant du loyer des familles concernées tant que els travaux ne seront aps réalisés. « Cette situation a trop duré, la souffrance des locataires a trop duré, il faut que cela cesse », déclare maître Patrice Selly.

Les familles attendent maintenant que le bailleur réalisent les travaux de réhabilitation de leur logements au plus vite.

Le tribunal rendra sa décision le 17 décembre prochain.