Madagascar : 21 000 tortues saisies en trois ans

écologie
91 saisies à Fianarantsoa 5 juillet 2022
Entre 2018 et 2021, 21 000 tortues de terre ont été saisies par les forces de l'ordre malgaches ©Capture d'écran Madagascar-Tribune
Cette semaine, les gendarmes de Fianarantsoa ont saisi 91 tortues radiata. Les petits reptiles étaient dissimulés dans les bagages de deux passagères. Une organisation non-gouvernementale a révélé cette semaine qu'entre 2018 à 2021, les forces de l'ordre ont intercepté 21 000 tortues destinées à l'exportation.

Ce n'est pas une révélation, mais à Madagascar, tout ce qui peut être vendu est commercialisé. Les pierres, les minerais, la flore, la faune et les êtres humains n'ont aucune valeur, en dehors de celle qu'un client acceptera de débourser.

Le 29 juin, les gendarmes de Fianarantsoa ont appréhendé deux occupantes d'un taxi brousse. Elles avaient dissimulé dans leurs bagages 91 tortues radiata. Ces petits reptiles terrestres sont vendus plusieurs milliers d'euros ou de dollars sur le marché noir européen, asiatique ou américain.

En avril dernier, les forces de l'ordre de Beloha, district du Sud de la Grande île avait intercepté des trafiquants. Ils transportaient 25 tortues terrestres. Onze étaient vivantes, mais quatorze étaient mortes, nous apprend Madagascar-Tribune.

21 000 tortues saisies en trois ans

Les radiata sont particulièrement prisées. Au mois de février 2022, les militaires et les agents de la protection de l'environnement malgache, étaient parvenus à interrompre l'envoi vers l'étranger de 833 tortues.

Cette prise conforte le bilan dévoilé par TRAFFIC, une organisation non-gouvernementale qui travaille à la sauvegarde de cette espèce : "Plus de 21 000 tortues endémiques de Madagascar auraient été saisies entre 2018 et 2021".

En conclusion du forum, regroupant tous les acteurs de terrain, qui se tenait les 31 mars et 1er avril 2022 à Anosy, les partenaires avaient conclu : "Sur un consortium combinant des expertises et des compétences différentes et dont l’objectif est de lutter contre le commerce illégal des espèces sauvages et/ou protégées, de réduire la corruption dans le secteur et d’appuyer le renforcement des mécanismes d’application de la loi à tous les niveaux".