Madagascar : le Président au chevet de la filière vanille

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L'Etat s'engage à acheter la production de vanille verte à 75 000 ariary le kilo. Un prix, pour les planteurs, qui correspond au prix de vente en 2021 ©Capture d'écran 2424.mg
Début juillet, les produits contenant de la vanille "Bourbon" de Madagascar ont été retirés de la vente dans les supermarchés en France. Une étude suspecte les extraits, achetés dans la Grande île, d'être toxiques. Lundi, Andry Rajoelina, le Président est venu apporter son soutien moral et financier à la filière.

Le retrait des rayons des supermarchés français des produits contentant des extrait de vanille "Bourbon" de Madagascar est devenue une affaire d'état pour la Grande île. Ce lundi 25 juillet 2022, Andry Rajoelina, président de la République, était dans la région de Sava pour apporter son soutien aux producteurs et aux usines de traitement des précieuses gousses, nous apprend 2424.mg.

Le 7 juillet 2022, les autorités sanitaires demandaient aux enseignes de la grande distribution de cesser la vente : de la crème glacée vanille bourbon de Madagascar 2,5l ; la crème glacée chocolat Manjari de Madagascar prestige 2,5l ; la crème glacée vanille bourbon de Madagascar 5l ; le pot vanille bourbon de Madagascar 0.5l ; le pot vanille bourbon de Madagascar coulis cbs nougatine 0.5l ; le pot vanille bourbon de Madagascar moustache 125ml et l’Adélie 1l vanille Madagascar.

Dix jours plus tard, une analyse toxique des crèmes glacées, pointée du doigt l'extrait de vanille "Bourbon". Il contiendrait un produit cancérigène, mutagène et reprotoxique (CMR), de l'oxyde d'éthylène.

L'Etat malgache achète la vanille 

À un peu plus d'un an de la prochaine élection présidentielle, l'opposition aura beau jeu de voir, dans ce déplacement et les annonces, une arrière-pensée. 

Le Président, Andry Rajolelina, n'a pas fait d'allusion à ce futur, il a annoncé que l'Etat allait acheter la production de vanille au prix de vente de 2021, soit 75 000 ariary (17,42 €), le kilo en vrac, note Midi-Madagascar.

Cette somme ne correspond pas au prix du marché (250 $ le kilo). La valeur d'un kilo séché, nettoyé et prêt à être utilisé. 

Au début du mois et avant le résultat des analyses, de nombreuses voix s'interrogeaient sur la fiabilité de l'information. Ils suspectaient la volonté de nuire aux exportations malgaches.

Lundi, les autorités sont montées en première ligne pour engager la lutte contre les escrocs et les producteurs "marron" qui ne respectent pas les règles. Dans L'Express de Madagascar, il est question de la mise en place d'une carte pour les producteurs.