Madagascar : le Président et cinq ministres devaient être assassinés

Le président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, dénonce l'implication d'opposants politiques malgaches dans la tentative de coup d'Etat du 20 juillet 2021. Interrogé sur l'éventuelle implication de la France, le chef de l'Etat se montre très prudent sur cette question.

La tentative de coup d'Etat déjouée, le 20 juillet 2021, occupe la une des journaux malgaches. Le président de la République, Andry Rajoelina, longuement interrogé à l'issue de sa conférence de presse, sur les mesures économiques qu'il compte engager en urgence, a précisé que le projet Apollo 21 comportait quatre phases, écrit L'Express de Madagascar.

Le coup d'Etat a débuté par une déstabilisation du pays. Des manifestations hostiles, au pouvoir, devaient se multiplier.

Cette agitation devait aboutir à renverser le gouvernement. Les putschistes disposaient de 10 millions d'euros. 5 millions ont permis d'acheter du matériel de transmission, de payer les commandos étrangers et des militaires locaux. Des mails de la société Benchmark, maison mère de la compagnie pétrolière Madagascar (CPM), confirment le financement. Des mails ont été saisis sur l'ordinateur de Paul Rafanoharana, le conseiller de l'archevêque de Tananarive.

Aucun lien avec la France a été démontré

 

Même si les intentions des militaires et commandos impliqués ne faisaient pas de doute, Andry Rajoelina a confirmé qu'ils avaient comme objectif principal de le tuer. Cinq ministres étaient également visés par les putschistes : "La divergence d’opinions peut être acceptée, mais le meurtre dépasse les bornes", et de préciser, "des hauts politiciens sont impliqués dans l’affaire Apollo 21", écrit Madagascar-Tribune.

La présence de militaires français, à la retraite, parmi les "mercenaires" engagés dans l'opération Apollo 21 a soulevé de nombreuses interrogations sur l'implication de l'hexagone dans cette tentative de coup d'état. Une éventuelle implication qui aurait trouvé sa source dans les tentions concernant les îles Éparses...

Interrogé sur le sujet et sur des répercussions dans les rapports diplomatiques, le président de la République s'est montré très prudent : "La justice déterminera d'éventuels les liens de subordination avec la France ou d'autres...".