Madagascar : les AVC submergent les urgences

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Hospitalisation à Madagascar
©illustration archives
Les urgences des grandes villes de Madagascar sont submergées. Les médecins ne savent plus comment et où installer les victimes d'accidents vasculaires cérébraux. Les patients arrivent dans des états graves. Les médecins exhortent les services de Santé à organiser des consultations faciles d'accès.

Les hôpitaux malgaches sont débordés. Il n'est plus question de Covid, mais d'AVC. Les patients arrivent dans des états catastrophiques. Les services des urgences et de réanimation sont débordés. Les médecins sont obligés d'annoncer aux familles qu'ils ne peuvent plus prendre en charge des malades. Les infirmières passent leur temps au téléphone pour essayer de trouver une place dans une clinique, un autre hôpital : "Nous sommes désolés. Nous affichons complet. Il n'y a plus une place de disponible", confirme un médecin urgentiste, entre deux patients, à L'Express de Madagascar.

Ce mardi 5 octobre 2021 à Antananarivo, il restait encore quelques places au CHU d'Andohatapenaka. Une mère de famille, transportée par les secours aux urgences du CHU-JRB, a pu être transférée, mais les capacités dans les services de réanimation sont limitées. Le personnel sous-tension, depuis plus d'un an, se démultiplie. Combien de temps va-t-il résister ?

Les patients arrivent en état de choc

 

Les personnes victimes d'AVC ou de maladies cardiovasculaires sont transférées vers les hôpitaux quand elles sont en état de choc. Les médecins urgentistes demandent au service de Santé de proposer des centres d'accueil pour offrir des auscultations gratuites aux citoyens qui souffrent de symptômes annonciateurs d'accidents cardio-vasculaires ou de maladies cardiaques. 

Avec la crise sanitaire Covid, des patients fragiles ont renoncé à consulter et repoussé les rendez-vous à l'hôpital. Aujourd'hui, ces citoyens arrivent dans des états dramatiques. Les urgentistes, débordés, tentent de stabiliser leur état avant de les faire transférer vers les centres médicaux qui disposent encore de quelques lits de réanimation. 

L'urgence est désormais aux urgences !