Madagascar : une fin d'année marquée par les coupures d'eau, d'électricité et les inondations

catastrophes naturelles
Bidons d'eau dans les villes des hauts plateaux faute d'eau au robinet 28 décembre 2021
©Capture d'écran Facebook (Se RT)
Cette fin d'année 2021 s'annonce compliquée sur le Grande île. Entre sécheresse et inondation, coupure d'eau et d'électricité, explosion des prix et nouvelle vague de Covid, la page 2021 se referme en laissant un océan d'incertitudes pour 2022.

Tananarive, capitale de Madagascar, concentre l'ensemble des problèmes du pays avec, en plus, le regroupement de milliers de familles pauvres dans les bidons-villes des bas quartiers.Les fêtes de fin d'années, appelées trêve des confiseurs, offrent normalement une pause aux citoyens et à l'exécutif, même dans les pays en voie de développement. Pourtant en 2021, cette parenthèse dans la gestion des soucis quotidiens semble avoir disparu. Avec le temps, même à Mada la population s'est habituée à ce répit d'une semaine. 

Cependant, il est écrit que cette année 2021 doit s'achever de travers. Les coupures d'électricité qui ont touché l'ensemble des quartiers de Tananarive dans la nuit du 24 au 25 décembre 2021 n'ont pas épargné les hôpitaux, comme l'écrit Madagascar-Tribune. Certes les centres hospitaliers sont dotés de groupes électrogènes, mais combien de victimes de la Covid, placés sous concentrateur d'oxygène à domicile, ont été  touchés ? 

Pas d'eau au robinet, mais trop venu du ciel

 

Alors que le Sud de l'île souffre de la sécheresse depuis deux ans, sur les hauts plateaux le manque d'eau est lié à la vétusté du réseau. Comment expliquer, les inondations les faubourgs d'Antananarivo, Amoron'i Mania et Matsiatra Ambony et l'absence du précieux liquide depuis des mois aux robinets dans ces villes.

Des citernes sont installées dans les quartiers et les habitants font la queue, un bidon jaune à la main, pour obtenir de quoi alimenter en eau leur foyer. La Jirama (Société nationale d’eau et d’électricité) explique que cette pénurie est due au tarissement des sources, explique L'Express de Madagascar. Un paradoxe quand cette semaine les gestionnaires du stade Barea de Tana viennent d'annoncer la fin des travaux afin d'éviter l'inondation du terrain à chaque forte pluie, écrit 2424.mg. Peut-être que des solutions pour stocker ce surplus.

Plus de 2 000 tests positifs en une semaine

 

La vague est désormais une déferlante. Pour répondre à l'urgence, les médecins sont invités à fournir les premiers soins aux patients qui présentent des symptômes, sans attendre le retour des tests. Avec l'afflux de malades, le nombre de tests explosent. Il faut parfois trois jours pour obtenir un résultat, précise Madagascar-Tribune. Dès l'ouverture des nouveaux centres dispatchés dans la capitale des riverains présentant des signes d'infection à la Covid-19 sont venus consulter. Ils sont isolés et pour les plus gravement touchés pris en charge sur place.  Ces centres disposent de lits équipés de concentrateurs d'oxygène. 

Dans le même temps, le ministère de l'Education nationale tente de sensibiliser les élèves et les enseignants aux possibilité du numérique et des enseignements à distance. Une bibliothèque numérique a vu le jour, elle sera à la dispistion des élèves et des profs si l'enseignement à distance s'impose, écrit Midi-Madagascar.