Maurice : 40 passagers placés en quarantaine

Quarante passagers, arrivés lundi matin à l'île Maurice, sur le vol en provenance de Hongkong ont été placés en quarantaine à l'hôpital de Souillac. Les voyageurs ont découvert cette mesure préventive, liée à l'épidémie de coronavirus qui sévit en Chine, en descendant de l'avion. 
Les passagers de l'avion arrivant de Hongkong, lundi matin à l'aéroport international Sir-Seewoosagur-Ramgoolam, ont été immédiatement été placés en quarantaine à l'hôpital de Souillac. Une mesure préventive qu'ils ignoraient. À leur sortie de l'aérogare, ils ont été transportés en bus directement au centre hospitalier. 
Surpris, désabusés, fatigués par le trajet, ils ont protesté cette mise en quarantaine imprévue comme la confié l'un des voyageur originaire de l'île sœur rencontré par Le Mauricien"Nous étions tous choqués et certains étrangers, qui étaient avec nous, ont préféré prendre un autre billet d’avion pour aller vers d’autres cieux".
 

Un accueil improvisé


L'arrivée à l'hôpital est symptomatique de l'improvisation qui a prévalu au cours de leur mise en quarantaine : "Il n’y avait personne qui pouvait nous dire où aller. Nous avons dû préparer nos propres masques parce que l’hôpital n’en disposait pas. Ce n’est que vers 18h que nous avons eu à manger." 
Une passagère Sinomauricienne dénonce, également, les conditions de vie des passagers à l'hôpital : "Les toilettes sont insalubres alors que nous parlons d’hygiène. On peut même glisser et se casser la figure. Je peux dire que l’hôpital n’était pas prêt à nous accueillir. Ce n’est que mercredi soir que les climatiseurs ont été installés. On ne respecte pas les règles imposées".
 

Des conditions de vies très difficiles 


Les quarante hospitalisés sont sous étroite surveillance. Tous les tests sont pour l'instant, négatifs. Cependant, les conditions de vie et ce placement à l'écart de la société des quarante passagers risquent de ne pas être sans incidence sur leur santé mentale et leur physique comme le dénonce cette voyageuse arrivée lundi à l'île Maurice : "Les conditions de vie sont déplorables depuis notre arrivée. Nous avons attendu sept heures à l’aéroport et une heure et demie dans un van. Nous n’avons rien eu à manger ni à boire. Qu’avons-nous fait pour mériter ça ?".