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Maurice : des actes de tortures contre des détenus selon un avocat

faits divers
Prison La Bastille à Vacoas à l'île Maurice
©Google Map
Maître Rama Valayden, avocat mauricien, qui défend les intérêts de la partie civile dans l'enquête sur la mort suspecte de Jean-Caël Permès, vient de saisir la commission nationale des Droits de l'Homme pour qu'une enquête permette de faire la lumière sur les accusations des détenus. 
Que se passe-t-il derrière les murs des prisons à l'île Maurice ? Cette interrogation vaut pour l'île sœur, mais pas seulement. Elle pourrait être posée dans de nos nombreux pays à travers la planète. L'administration pénitentiaire dépend d'hommes dont la mission est de surveiller des personnes, coupables ou suspectées de délits et parfois de crimes. Il n'est donc pas étonnant que ce travail difficile puisse déraper, voire pire... 

Maître Valayden qui assiste les détenus interrogés au sujet de la mort suspecte de Jean-Caël Permès, dans la soirée du mardi 5 mai 2020, dans la cellule n°1 de la prison Bastille, vient de saisir la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) de l'île sœur pour qu'elle ouvre une enquête sur des accusations de tortures et violences de la part de gardiens dans cet établissement carcéral écrit Le Mauricien.
 

Renvoyé vers l'administration pénitentiaire par la Cour de justice 


Le journal qui reprend des extraits de la lettre envoyée à la CNDH par l'avocat des prisonniers. Un courrier dénonce et s'appuie sur les témoignages des victimes : "Des prisonniers sont torturés quotidiennement à la prison centrale de Beau-Bassin. Invitons-nous la mort à frapper à nouveau avant de faire semblant d'agir ?", s'interroge le conseil qui poursuit, "Tous les avocats qui ont des clients à la prison centrale de Beau-Bassin peuvent confirmer le traitement horrible et barbare infligé aux détenus. Ils ont reçu des plaintes de même nature"

Il conclut ce courrier en expliquant avoir saisi la Cour de justice. Il indique au Mauricien : "J'ai été prié de prendre contact avec le Département des affaires sociales (de la Prison) et la Cour fera de même"