Maurice : un voyeur filmait les employées dans les toilettes de la Fédération de football

faits divers
téléphone illustration
(Photo d'illustration) ©Imaz Press
Une enquête a été ouverte pour découvrir le propriétaire du téléphone portable qui filmait, aux toilettes, les employées de la Mauritius Football Association (MFA). Le smartphone était dissimulé a proximité de la chasse d'eau. Il fonctionnait sur le mode enregistrement vidéo.

Les faits datent du 13 juin 2021. Ce dimanche, une secrétaire de la Mauritius Football Association (MFA), est intriguée par la présence d'un objet, oublié ou dissimulé, à proximité de la chasse d'eau des toilettes réservées aux femmes. Immédiatement, elle se saisit de son portable, filme le lieu, tout en délogeant de sa cachette l'appareil.

Furieuse en découvrant que l'objet, un portable, qui fonctionne sur le mode vidéo. Elle alerte l'assistant du secrétaire général de la MFA. L'homme l'invite à rédiger une plainte pour qu'une enquête interne soit diligentée. Deux mois plus tard, l'affaire n'ayant pas avancé d'un iota, la jeune femme s'est rendue au commissariat pour qu'une enquête soit enfin ouverte. La justice est désormais en charge du dossier. L'auteur, s'il est démasqué, sera jugé pour infraction à l’Information and Communication Technology Act, nous apprend Le Mauricien.

Voyeurisme, harcèlement sexuel, humiliation via Internet

 

L'île Maurice comme l'ensemble des pays est confrontée à l'explosion d'Internet et des nouvelles technologies. Les plaintes affluent au palais de justice. Ces affaires peuvent avoir des conséquences dramatiques pour les victimes. 

La State Counsel, Bhavna Bhagwan, dans la dernière édition de la Newsletter publiée par le bureau du Directeur des poursuites publiques, s'est attardée sur les outils dont disposent la justice. 
Il faut distinguer les affaires de voyeurisme et les "Revenge porn". Les premières sont souvent le fait de personnes psychologiquement fragiles, les secondes visent à humilier une, ou un, ex-compagne, ex-compagnon, en dévoilant des vidéos intimes, voire en diffusant des photos truquées. 

Les auteurs de ces délits tombent sous le coup de l'article 46 de la Protection : "from Domestic Violence Act et l’Information and Communications Technologies Act", écrit Defimedia. Ils encourent des peines de prison ferme.