Meurtre d'André Camalon : sa femme et son fils témoignent aux assises

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Cour d'assise
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Ce mercredi s'ouvre devant la cour d'Assises le procès tant attendu du meurtre d'André Camalon. L'homme de 76 ans est décédé à la suite d'un cambriolage qui avait mal tourné, en avril 2017. Cette première journée d'assise a débuté par les témoignages des proches de la victime.

A l'ouverture de l'audience, ce mercredi 22 septembre, Georges Loto et Sylvain Valentin reconnaissent leur implication. L'instigateur présumé du cambriolage, Jean-René Moulouma, lui, continue à nier son implication dans ce cambriolage mortel qui a eu lieu dans la nuit du 14 au 15 avril 2017.

Et cela, malgré les preuves ADN et les différents témoignages de la femme et du fils de la victime de 76 ans. Jean-René Moulouma prétend être la cible d'un complot de sa famille et de ses complices.

Retour sur un cambriolage mortel 


Plusieurs personnes ont eu l'occasion de témoigner, notamment un des gendarmes qui a répondu à l'appel ce soir-là. "Il a fallu cinq minutes pour se rendre au domicile des Camalon", dit-il. A l'heure arrivée sur les lieux du crime, les gendarmes ont retrouvé le septuagénaire inconscient sur son lit.

Yvette Camalon, la femme d'André Camalon, dormait ce soir-là dans une autre pièce. Elle a été invitée à témoigner au matin de ce premier jour d'assises. La septuagénaire relate avoir entendu son mari hurler depuis l'autre chambre.

Les agresseurs l'ont ligotée et menacée de mort, afin d'obtenir le code du coffre-fort. Face aux jurés, elle dit avoir reconnue "les grandes mains" et la voix de Jean-René Moulama. Une voix semblable, selon elle, à celle du père du principal accusé. 

Marjean Camalon, le fils des époux, a lui-aussi témoigné. Dans son récit, il relate la journée de ce vendredi 14 avril 2017. C'est dans les alentours d'une heure du matin, qu'il va recevoir un coup de téléphone de sa mère. Dès le lendemain, le fils et la mère déposent plainte auprès de la gendarmerie.

Mais pour Me Henri Moselle, l'avocat de l'investigateur présumé, cette potentielle reconnaissance n'est pas concluante, puisque son client et la victime ne se fréquentaient pas et qu'ils se croisaient ponctuellement dans le quartier de Petit Saint-Pierre. 

D'autres témoignages ont été entendu, tout au long, de cette première journée de procès. Tous pointent du doigt Jean-René Moulouma comme étant l'instigateur de ce coup. Un témoin clé de l'affaire a été entendu en début d'après-midi, un ami de Georges Loto, qui prétend que son ami lui aurait confié être "sur un business à un millions d'euros". Et c'est ce même témoin qui est allé dénoncer ce cambriolage mortel aux gendarmes quelques jours après l'attaque, après avoir vu dit-il "l'argent dans le sac de Georges Loto". L'ex-compagne de Jean-René Moulouma a, elle-aussi, été invitée à témoigner, cet après-midi. Celle-ci prétend avoir oublier ces déclarations lors de sa déposition, et ne se souvient pas des faits relatés. 

Une des pièces à conviction a été montrée, qui n'est ni plus ni moins que le pied de biche ayant servi à entrer par effraction le soir du drame. L'instigateur présumé, Jean-René Moulouma s'est levé du box des accusés et a interrompu la séance pour s'adresser à l'avocat de la partie civile, Me Djalil Gangate pour se justifier : "moi je ne rentre pas en prison à perpétuité pour ce cambriolage que je n'ai pas fait pour ces gens-là", a t-il dit en désignant la famille Camalon du doigt. 

(Re)voir le reportage de Réunion La 1ère : 
 
Affaire Camalon : ouverture du procès devant les assises

Les précisions de Jean-Régis Ramsamy à la mi-journée sur Réunion La 1ère :
 
Affaire Camalon : explication de Jean-Régis Ramsamy

Les trois accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.Demain, jeudi 24 septembre, ils devront s'expliquer sur ce cambriolage. 
 
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