Mort de Grégory Béraux : son colocataire jugé devant les assises

justice
Procès Joel Gardebien, croquis1
©Bruno Dufestin
Grégory Béraux a été tué en avril 2015 dans des conditions mystérieuses. Porté disparu, son squelette n’a été retrouvé que 6 mois plus tard dans la ravine Sassa à l’Entre-Deux. Ce jeudi, son colocataire comparait devant la cour d'assises pour violences volontaires ayant entraîné la mort.
Lors de cette première matinée de procès, la cour a longuement entendu le directeur d'enquête de la gendarmerie qui énuméré les éléments troublants contre Joël Gardebien.

Car au moment de la disparition de Grégory Béraux en avril 2015, Joël Gardebien, le colocataire de Grégory Béreaux, avait évoqué un cambriolage. L'homme avait même montré des objets appartenant à Grégory retrouvés autour de la maison qu'ils partageaient. Une version qui va changer quelques semaines plus tard car il parlera ensuite d'une dispute qui a dégénéré et entraîné la mort de Grégory. Des déclarations changeantes qui ont fini par faire de lui le principal suspect dans cette affaire.

Le directeur d'enquête évoque aussi les attitudes de l'accusé. Le fait qu'il ne participe pas aux recherches, qu'il parle de Grégory au passé ou qu'il parle de meurtre alors même que ce dernier était juste disparu.

Des éléments qui ont permis aux enquêteurs de confondre Joël Gardebien. Mais l'accusation repose sur peu d'éléments matériels. Car lorsque le corps de Grégory Béraux a été retrouvé 6 mois après sa disparition dans la ravine Sassa -le 23 octobre 2015- il ne restait plus que le squelette. Par ailleurs, aucune trace de sang n'a été retrouvé au domicile des deux hommes.

Alors que s'est-il vraiment passé ce 10 avril 2015 dans cette petite maison domiciliée à l'Entre-Deux ? C'est ce que tentera de découvrir la cour. Les parents de la victime, Maïté et Thierry Béraux, mais aussi Adelyne la soeur, espèrent des réponses à leurs questions pour pouvoir faire leur deuil. Hier, la famille avait lancé un appel à la vérité à l'accusé

Le procès se tient sur deux jours. Joël Gardebien risque 15 ans de réclusion criminelle.