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Meurtre de Suzanne Alin : le procès de l’horreur devant la cour d’assises

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La cour d'Assises, à Saint-Denis.
Les jurés ont suivi les réquisitions en condamnant Johan Maruejouls à 20 ans de prison, un verdict modéré qui convient aux deux partis. ©IMAZ PRESS
Le procès de l’horreur s’est ouvert ce lundi 7 octobre devant la cour d’Assises de Saint-Denis. Âgé de 33 ans, Julien Alezan est accusé d’avoir tué dans d’atroces circonstances Suzanne Alin, 81 ans, au Tampon en 2017.
 
La cour d’assises de Saint-Denis a trois jours pour décrypter l’horreur. Ce lundi 7 octobre, le procès de Julien Alezan s’est ouvert. Âgé de 33 ans, il est accusé d’avoir tué Suzanne Alin au Tampon, en 2017. La mort de cette gramoune de 81 ans avait ému toute La Réunion.

Cette enseignante à la retraite n'avait rien pu faire face au déchaînement de violence de Julien Alezan. Voisin de Suzanne Alin, il est accusé de l'avoir tué, et démembré, avant de brûler les restes de son corps. Cet après-midi devant la cour d’assises, l’accusé à peu parlé. "Je ne supportais plus ma vie, je voulais me suicider, et remuait tous mes échecs", a –t-il seulement expliqué. Pour la famille de la victime, le récit de l’horreur a été un cauchemar.
 

L’horreur

Après une disparition inquiétante, le 1er février 2017, des traces de sang présentes dans la maison de Suzanne Alin poussent les gendarmes à s’orienter vers la piste criminelle. Le lendemain, ils arrêtent Julien Alezan, le fils du voisin de la gramoune. Très vite, il passe aux aveux.

Il serait entré au domicile de sa voisine pour y voler de la nourriture et de l’argent. Il serait alors tombé sur elle et aurait demandé sa carte bancaire. La gramoune aurait refusé. Le jeune homme l’aurait alors frappé, ligoté, puis noyé dans sa baignade avant de cohabiter avec le cadavre durant une semaine. Julien Alezan aurait ensuite acheté une tronçonneuse pour découper le corps, placer les morceaux de corps dans des sacs en plastique, pour aller les brûler dans la forêt de Belouve.

Ce matin à la barre, la fille de la victime a affirmé que "sa mère aurait céde" pour donner son code de carte bancaire. "Elle tenait bien plus à la vie qu’à l’argent", affirme la fille de Suzanne Alin qui ne croit pas à la version de l’accusé. La gramoune a été décrite ce matin comme une femme dynamique pour son âge et toujours joyeuse.
 

Les expertises psychologiques

Julien Alezan a reconnu les faits et a tenté d'expliquer son geste à la barre. Comment a-t-il pu s’acharner sur cette vieille dame vulnérable ? Comment a-t-il pu commettre de telles atrocités ? Julien Alezan était décrit comme un "garçon de bonne famille". Durant les deux jours de procès à venir, les expertises psychologiques sont très attendues. Poursuivi pour vol, violences ayant entraîné la mort et atteinte à l’intégrité d’un cadavre, Julien Alezan encourt la prison à perpétuité.
 
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