Nomination d'Elisabeth Borne au gouvernement : qu'en pensent les syndicats à La Réunion

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Élisabeth Borne
La Première ministre Élisabeth Borne lors de la passation de pouvoir à Matignon le 16 mai 2022. ©LUDOVIC MARIN / POOL
La nomination d'Elisabeth Borne à la tête du gouvernement est accueillie avec beaucoup de prudence par les syndicats à La Réunion. La CFTC parle "d'une femme dure en terme de négociations".

Avant Matignon, Elisabeth Borne est passée par plusieurs ministères dont celui des Transports et celui du Travail. La diplômée de Polytechnique s'est aussi retrouvée à négocier avec le monde syndical quand elle était à la SNCF entre 2002 et 2007 ou lorsqu'elle a dirigé la RATP entre 2015 et 2017. 

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Nomination à Matignon : ce qu'en pensent les syndicats

Réactions mitigées des syndicats

A La Réunion, les syndicats n'ont pas eu directement à travailler avec elle, mais ils restent prudents concernant sa nomination.

Pour Jacques Bughon secrétaire général de la CGTR : "Madame Borne est responsable de la situation du chômage en France ou à La Réunion. Elle a un bilan négatif en tant que ministre du Travail et ce n’est pas une bonne nouvelle pour les départements d’outre-mer d’une manière générale ". 

Élisabeth Borne s'est rendue deux fois Outre-mer au cours de sa carrière. Une première fois à l'été 2018, à Saint-Pierre et Miquelon, aux côtés d'Annick Girardin, alors ministre des Outre-mer, pour l'arrivée du premier vol direct entre l'archipel et l'Hexagone

En tant que ministre de la Transition écologique et solidaire, elle s'était également rendue en Guadeloupe, en octobre 2019. Lors d'une visite de la centrale géothermique de Bouillante, elle s'était prononcée en faveur de "l'autonomie énergétique" des Outre-mer. Elle n'est jamais venue en visite officielle à La Réunion.

"Une femme dure en terme de négociations"

"On sait que c’est une femme qui est très, très dure en terme de négociations. Maintenant c’est à voir, comment elle va mener le portefeuille de premier ministre, dit Alain Puel, président de la CFTC santé Réunion-Mayotte. Les syndicats attendent de voir comment elle va surtout mener cette réforme de la retraite. Au niveau de la CFTC , on dit qu'on ne peut pas accepter cette classe sociale qui est en train de se faire et qui va continuer encore et encore".

La réforme des retraites et la question du chômage font partie des dossiers que le nouveau chef du gouvernement aura à traité une fois ses ministres nommés.