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Nouvelle Route du Littoral : que prévoit le projet d’importation de roches de Maurice ?

travaux publics
NRL nouvelle route du littoral dernière pile grand viaduc 150319
©JBA / Région Réunion
Quelles roches ? Quel transport ? A quelles conditions ? La Réunion pourrait faire venir des roches de l’île Maurice pour terminer le chantier de la Nouvelle Route du Littoral. Réunion La 1ère fait le point.
Faute d’ouverture de nouvelles carrières pour l’extraction de roches à La Réunion, le chantier de la Nouvelle Route du Littoral est ralenti. Associé à un Mauricien, un entrepreneur réunionnais propose d’importer 3,5 millions de tonnes de roches depuis l’île sœur.

"Nous pouvons satisfaire le besoin d’approvisionnement pour permettre aux acteurs de continuer à travailler entre six mois et trois ans, le temps que d’autres ressources soient identifiées et mises à disposition pour continuer le chantier", explique Dany Payet, représentant de 'Project Interface'.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 
Roches massives : la solution mauricienne ?
 

Des roches de champs de cannes

Ces roches proviendraient de l’épierrage des champs de cannes de petits planteurs mauriciens. 'Nous avons un protocole qui aide à enlever les roches des champs de petits planteurs pour les rendre mécanisables. Il faut de l’argent pour le faire, c’est pourquoi nous espérons vendre 30 % de nos roches, ce qui correspond aux besoins du chantier", explique Michel Atow, président de l’exécutif de Afel.

Douze tonnes d’échantillons sont en cours d’analyse à La Réunion. Depuis Maurice, deux barges avec remorqueurs, pourraient transporter chacune 12 500 tonnes de roches en douze heures. Si certains transporteurs n’approuvent pas ce projet, d’autres y adhèrent.
 

Les transporteurs divisés

"Ce qui compte c’est que le travail continue, car les transporteurs sont les premiers à souffrir du ralentissement du chantier, affirme Joël Payet, direction de la CTTR, Coopérative des Transporteurs et Terrassiers Réunis. La non-ouverture des carrières nous oblige à trouver une alternative pour continuer à transporter". Encore faut-il que les barges mauriciennes déchargent à quai, et non en mer, comme la logique le voudrait.
 
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