Petit coléoptère des ruches : aucun nouveau cas positif détecté depuis le 21 juillet

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Des colonies d’abeilles sont contaminées par le petit coléoptère, un insecte qui ravage les ruchers de l’île.
Des colonies d’abeilles sont contaminées par le petit coléoptère, un insecte qui ravage les ruchers de l’île. ©Imaz Press
Les 12 foyers confirmés positifs à La Réunion ont tous été éradiqués. Aucun nouveau cas positif n’a été détecté depuis le 21 juillet dernier, indiquent les autorités. La filière apicole peut donc souffler.

Depuis le 21 juillet dernier, aucun nouveau cas positif n’a été détecté, indiquent les autorités. La situation sanitaire reste donc stable. Les prospections pour recherche le petit coléoptère des ruches continuent quotidiennement à un rythme soutenu, avec l’appui du Groupe de Défense sanitaire.

Soulagement des apiculteurs, mais la vigilance reste de mise

L’annonce des autorités apporte du soulagement aux apiculteurs. Pascal Fontaine est installé dans les hauteurs du Tampon, à 900m d’altitude. Il est l’un des apiculteurs du réseau sentinelle déployé pour endiguer la propagation du petit coléoptère.

Soulagé, il regrette tout de même que les apiculteurs situés dans les zones réglementées n’aient pas pu travailler normalement et faire leurs transhumances durant ces deux mois. Après les deux cyclones du début d’année, la miellée de baies roses a déjà été catastrophique, la miellée de letchis était donc très attendue durant ces deux derniers mois.

Regarder le reportage de Réunion la 1ère :

Petit coléoptère des ruches : plus aucun nouveau cas de puis le 21 juillet, les apiculteurs sont soulagés

12 foyers positifs éradiqués

Au 15 septembre, la situation est la suivante : 12 foyers confirmés positifs ont tous été éradiqués et tous circonscrits dans le Sud de l’île. Un foyer se trouve à Saint-Pierre, un à saint-Joseph et 10 à Saint-Philippe.

Le petit coléoptère de la ruche est un parasite d'Afrique du Sud, détecté à La Réunion depuis le 6 juillet 2022. Il vit dans la ruche du stade larvaire à adulte. Les femelles pondent des œufs dans la ruche, les larves s'y développent, les adultes se nourrissent ​​​de pollen, de miel et d'œufs d'abeilles. Ils détruisent totalement la ruche et de la récolte de miel.

Un comité de suivi pour accompagner les apiculteurs

Le comité de suivi continu de se réunir régulièrement pour informer le monde apicole de La Réunion et examiner les difficultés rencontrées et les propositions professionnelles. Il est composé des services de l’Etat, des représentants professionnels apicoles, du Groupement de défense sanitaire et de la chambre d’agriculture.

Une foire aux questions est ouverte sur le site internet de la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt et sera enrichie des questions traitées en comité de suivi ou reçues par la DAAF.

La Réunion compte 25 000 ruches environ, 1500 ruchers et 785 apiculteurs. La détention d’une ruche, à titre particulier ou professionnel doit obligatoirement être déclarée.

Des dérogations possibles pour le déplace ment de matériel

En période de miellée, l’Etat autorise les apiculteurs à solliciter des dérogations individuelles, encadrées et contrôlées, pour le déplacement de matériel agricole vers et en zone réglementée, afin de répondre aux impératifs de gestion des ruchers. Chaque demande déposée fera l’objet d’une étude par les services de l’Etat.

Certains mouvements restent strictement interdits et aucune dérogation ne pourra être donnée dans les cas suivants, compte-tenu des nécessités sanitaires de maitrise du risque de diffusion du ravageur :

  • À partir des zones de protection vers des zones de surveillance ;
  • À partir de zones de protection ou de surveillance vers le reste du territoire de l’île ;
  • Entre exploitations de propriétaires/apiculteurs différents;
  • À partir ou vers des ruchers n’ayant pas encore été prospectés ; à ce titre, tout apiculteur envisageant de demander une dérogation individuelle et qui n’a pas encore été prospecté est invité à demander au plus vite une visite de ses ruchers auprès de la DAAF.

 

Pour rappel, la réglementation en vigueur prévoit qu’autour de chaque rucher infesté, une zone de protection de 5 km et une zone de surveillance de 5km supplémentaires, soient mises en place. Dans cette zone, l’interdiction stricte de déplacement de ruches et du matériel apicole s’applique.