Plaine-des-Palmistes : les licenciements de neuf employés municipaux jugés illégaux

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Plaine-des-Palmistes mairie 211218
©Willy Fontaine (Réunion la 1ère)
Remerciés fin 2015 par le maire, Marco Boyer, neuf employés municipaux de la Plaine-des-Palmistes remportent leur procès. La justice estime que leur licenciement est illégal. La mairie devra les indemniser.

 
Marco Boyer, le maire de la Plaine-des-Palmistes, a été désavoué par la justice. Sa décision de licencier neuf employés municipaux, lors de son retour à la mairie en 2015, a été frappée d’illégalité. La Cour administrative d’appel de Bordeaux estime qu’il y a discrimination politique.

Les contrats des neuf agents n’avaient pas été renouvelés fin 2015, alors même que certains pouvaient prétendre à une intégration. C’est le cas de Marc Robert, à qui il était reproché des manquements au niveau de son travail. Mais la justice en a décidé autrement, retenant la divergence politique comme réel motif.

Le conseil municipal de la Plaine-des-Palmistes a pris acte de la décision mercredi 19 décembre au soir. La municipalité devra en conséquence indemniser les neuf employés municipaux. Ils ne seront en revanche pas réintégrés.

Le reportage de Jean-Régis Ramsamy et Willy Fontaine.
©Reunion la 1ère
 

Une divergence politique au sein la majorité municipale également


Une divergence politique qui se retrouve au sein même du conseil municipal. Réunis mercredi 19 décembre au soir, les élus ont assisté à une scène rocambolesque. Marco Boyer a en effet voulu faire voter la destitution de son 1er adjoint, celui-là même qu’il avait désigné, en début d’année, comme son successeur potentiel à la mairie.

Mais depuis plusieurs mois, les relations entre le maire et Daniel Jean-Baptiste, dit « Parny », se sont fortement dégradées. Après avoir été désavoué par certains membres de sa majorité, Marco Boyer avait quitté la séance.

Le maire de la Plaine-des-Palmistes, qui avait déjà annoncé qu’il ne se représenterait pas en 2020, assure encore disposer de la majorité et ainsi pouvoir aller au bout de son mandat. Il devra faire avec son 1er adjoint, malgré les dissensions manifestes entre les deux hommes.

 
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