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Sans rallonge budgétaire, la justice tourne au ralenti à La Réunion

A La Réunion, des procès en correctionnel sont renvoyés au mois de mars. Réunis en assemblée générale, lundi 3 septembre, les magistrats de Saint-Denis refusent de siéger pour protester contre la suppression des magistrats temporaires.

Chambre correctionnelle de Saint-Denis (La Réunion). © Antoine Garnier
© Antoine Garnier Chambre correctionnelle de Saint-Denis (La Réunion).
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La justice tourne au ralenti à La Réunion. Les magistrats de Saint-Denis se sont réunis en assemblée générale, lundi 3 septembre. Par solidarité avec les magistrats temporaires, ils ont décidé de ne pas siéger à leur place et d'exiger une rallonge budgétaire.

Depuis juillet dernier, le ministère de la Justice a annoncé l'arrêt du financement des magistrats à titre temporaires. Supprimés depuis le 1er septembre à La Réunion, ces magistrats temporaires se trouvaient pourtant dans tous les rouages de la justice.
 

Blocage

Pour protester, les magistrats du tribunal correctionnel de Saint-Denis refusent de siéger et exigent une rallonge budgétaire. Dans l'impossibilité d'exercer depuis le 1er septembre, les magistrats temporaires n'ont eux aucun moyen de pression.
 

Audiences renvoyées en mars

Face à ce blocage, l'ensemble des audiences en correctionnelles sont renvoyées au mois de mars. Seuls les dossiers dont les prévenus en détention provisoire seront retenus.

Habituellement, le tribunal correctionnel de Saint-Denis fonctionne avec deux juges professionnels (un président et un assesseur) et un magistrat temporaire (le second assesseur). 
 

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