Retard de plus de 40 heures sur un vol Air-France : le tribunal reconnait la faute de la compagnie

justice
A 380 air france
Un A380 de la compagnie Air France

Une vingtaine de voyageurs avaient décidé d’intenter une action en justice contre Air-France afin de percevoir un dédommagement supérieur à celui prévu en cas de retard. Le tribunal a reconnu ce lundi la faute de la compagnie aérienne. Les passagers obtiennent des indemnités supplémentaires.

Ce lundi 26 avril, le tribunal de Champ-Fleuri a reconnu la faute d'Air-France dans le manquement à l'obligation d'information lors de la prise en charge de passagers dans le cadre d'un retard de vol.

Des indemnités supplémentaires

En plus de l'indemnité amiable de 800 euros, les plaignants, qui avaient décidé d’intenter une action en justice, ont obtenu entre 1 000 et 2 500 euros par famille. Ils ont obtenu des dommages et intérêts pour manquement à l'obligation d'information, mais également pour les frais engagés (location de voiture, hébergement supplémentaire, frais de justice...) et pour certains, un préjudice moral.

Maitre Reshad Patel, qui représentait les passagers, se félicite de la décision.

Plus de 40 heures de retard

En avril 2018, des passagers d'Air France sont victimes d’un retard de plus de 40 heures sur un vol Marseille-Paris-La Réunion ! Une vingtaine de passagers avait alors engagé des démarches judiciaires pour se faire dédommager. Ils réclamaient entre 1 500 et 3 000 euros au titre du préjudice moral à Air France.

Une nuit d’hôtel "chaotique"

Un problème technique avait d'abord contraint l’avion à faire demi-tour après son départ de l’aéroport de Paris-Orly. S’est alors enchaînée une nuit à l’hôtel, dont l’organisation a été jugée "chaotique" par les passagers concernés.

Le lendemain après-midi, ils embarquent à nouveau mais entre-temps, ils expliquent n’avoir été nourris que de conserves et de friandises. Les voyageurs trouvent également que la compagnie aérienne ne leur donne pas assez d’informations.

Quand le contexte géopolitique s’en mêle

S’ajoute le contexte géopolitique de l’époque... La trajectoire avait dû être modifiée pour éviter un survol de la Syrie, des menaces de frappes ayant été prises au sérieux par la compagnie. Les accords des pays qui devaient de fait être survolés, comme le Soudan, le Yémen ou l’Egypte, sont arrivés trop tardivement et le personnel naviguant ne pouvaient plus voler car leurs quotas étaient dépassés.

L’avion avait fini par décoller et arriver à 2h du matin à l’aéroport Roland Garros à La Réunion... Plus de 40 heures après l'heure prévue !