Agression de sapeurs-pompiers à Saint-André : Etat, Police nationale, SDIS et mairie se réunissent

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Réunion de crise à la mairie de Saint-André après l'agression de cinq sapeurs-pompiers.
Réunion de crise à la mairie de Saint-André après l'agression de cinq sapeurs-pompiers. ©Harry Amourani
Une réunion de crise se tient ce lundi 26 septembre à la mairie de Saint-André, suite à l’agression de cinq sapeurs-pompiers lors d’une intervention sur un feu de poubelle dans le quartier Fayard, vendredi soir.

La réunion a débuté à 17h ce lundi 26 septembre. Cette rencontre, à l’initiative du sous-préfet Michael Mathaux, rassemble différents acteurs. Un représentant de la Police nationale, deux responsables du SDIS, dont le chef de centre de Saint-André, ainsi que le maire de la commune, Joé Bédier, y participent.

Regarder le reportage de Réunion la 1ère : 

Réunion de crise à Saint-André après l’agression de sapeurs-pompiers vendredi dernier

Garantir la sécurité des forces de secours

Tous sont réunis suite à l’agression dont ont été victimes cinq sapeurs-pompiers, vendredi soir dernier, lors d’une intervention pour un feu de poubelle dans la cour de l’école docteur Martin, dans le quartier Fayard à Saint-André.

Ces acteurs de la sécurité, des secours et le maire de la commune sont ainsi réunis pour échanger et essayer de trouver des solutions face à ces actes de violences. L’objectif est d’aboutir à une meilleure stratégie pour intervenir à l’avenir dans les zones sensibles, a indiqué l’officier du SDIS.

Notre mission première c’est la protection des gens, mais il faut qu’on se protège aussi.

Capitaine Abdoullah Vally, chef du centre de secours de Saint-André 

Cinq pompiers caillassés et pourchassés

Lors de l’intervention, les sapeurs-pompiers ont été caillassés par une quinzaine d’individus. D’abord réfugié dans leur véhicule, dont les vitres ont toutes été brisées, quatre d’entre eux en sont sortis et ont été poursuivis. Le membre d’équipe resté dans le camion a été blessé au genou et s’est vu délivrer une ITT de 5 jours.

Syndicats, préfet, SDIS, commune, député ont condamné les violences et apporté leur soutien aux soldats du feu. Des procédures judiciaires et médico-psychologiques ont été mises en œuvre par le SDIS.

Agressés par des mineurs de 10 à 15 ans

L’enquête a d’ores et déjà pu établir que les sapeurs-pompiers ont été pris à partie par une dizaine de mineurs, âgés de 10 à 15 ans environ. « Des enfants qui ne devraient pas se trouver sur la voie publique à une heure aussi tardive », déplore le Capitaine Abdoullah Vally, chef du centre de secours de Saint-André. Du côté du SDIS, on estime que les parents doivent aussi prendre leurs responsabilités.

Le syndicat Avenir Secours CFE-CGC a réclamé des mesures, comme l’évolution du protocole Violences Urbaines pour qu’une cartographie des risques soit établie et des procédures d’intervention adaptées soient mises en place.

Renforcement de la présence des policiers lors des intervention des pompiers

Après deux heures de réunion, le sous-préfet Mathieu Mathiaux a tenu à réaffirmer le soutien de l'Etat envers les sapeurs-pompiers victimes d'agression, et plus largement aux forces de secours. 

Décision a été prise de renforcer le "dispositif partenarial entre la Police nationale, le Service départemental d'Incendie et de Secours et la police municipale", avec des actions conjointes et une meilleure information, indique le représentant de l'Etat. 

Ce renforcement interviendra lors des interventions " qui peuvent être jugées sensibles " de façon à sécuriser l'intervention des secours, précise le Commandant Albert Chassagne, à la tête du commissariat de Saint-André.

Regarder le reportage de Réunion la 1ère : 

Réunion de crise après l'agression des sapeurs-pompiers à Saint-André