Avant de célébrer le Dipavali, les hindous prient Govinden

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Goviden
Célébrations de la fête Govinden (Vishnu) au temple de l'Etang à Saint-André ©Réunion La 1ère
Du 17 septembre au 17 octobre, il est de coutume pour les hindous de prier le dieu Vishnu, aussi appelé Govinden. Un mois de piété et de prières en l’honneur du dieu protecteur avant les célébrations destinées à son épouse Laxmi lors du Dipavali.

Le dieu Vishnu est l’une des trois divinités de la Trimurti, la trinité principale du panthéon indien. Celle-ci est ainsi composée de Vishnu, le protecteur, Brahma, le créateur et Shiva, le destructeur.

Durant le mois de Govinden, les fidèles se rendent au temple pour adresser leurs prières au dieu à la carnation bleu, couleur représentant la sérénité. Il possède quatre bras et dans chaque main il tient : une conque, un chakra, un lotus et une massue. Vishnu est, le plus souvent, représenté allongé sur le serpent aux multiples têtes, Ananta. A ses côtés, son épouse, la déesse Maha Laxmi, symbole de la prospérité et de la lumière.

Des dévotions pour surmonter les obstacles

Ainsi, chaque samedi, du 17 septembre au 17 octobre, les pèlerins se tournent vers Govinden pour qu’il enlève les obstacles de leur route. En effet, dans la religion hindouiste, le samedi s’apparente à la planète Saturne, un astre propice aux difficultés et à la souffrance. Pour surmonter ces accrocs et élever leurs spiritualités, les fidèles doivent montrer leur dévotion au dieu protecteur, celui qui rétablit l’ordre dans le chaos, en respectant un carême stricte de cinq semaines, en méditant, en priant, en chantant, en dansant et faisant preuve d’une piété absolue.

Il est aussi de coutume de dire, chez les pratiquants réunionnais, qu’il ne faut rien entreprendre durant ce mois de piété. Acheter une voiture, signer un contrat ou encore construire une maison seraient de mauvais augure.

Govinden
Représentation du dieu Vishnu au temple de l'Etang à Saint-André ©Réunion La 1ère

 

Le dieu Vishnu a de nombreux avatars. On le retrouve ainsi sous la forme du dieu Krishna dans le Mahabaratha, texte sacré qui conte l’histoire des frères Pandu et de leur épouse Draupadi.

Vishnu prend les traits de Rama dans le Ramayana, il s’agit de son septième avatar. C’est d’ailleurs l’épopée de ce texte sacré qui donnera lieu à la célébration du Dipavali. En effet, le prince Rama, son épouse Sita et le prince Lakshman seront exilés durant plus de 14 ans dans une forêt. Le prince héritier ayant été écarté du trône par son propre père.

De Vishnu à Rama ... du Ramayana au Dipavali ... 

Un jour, alors qu’il s’était absenté, son épouse Sita, est enlevée et séquestrée par le démon Ravana. Sauvée par le dieu Singe, Hanuman, elle sera rendue saine et sauve à son mari. Après leur exil forcé, le couple, accompagné de Lakshman, rentrent finalement chez eux pour monter sur le trône. Pour les accueillir, la population vivant depuis leur départ dans la pauvreté et l’obscurité, allument des lampes le long du trajet. C’est ce retour de la lumière qui est représenté lors des festivités du Dipavali. Ainsi, c’est la déesse Maha Laxmi, épouse de Vishnu et symbole de lumière et de prospérité, qui est célébrée après la fête de Govinden.

Le reportage de Jean-Régis Ramsamy et Daniel Fontaine

A un mois du Dipavali, les tamouls de La Réunion prient la divinité Govinden.