A Saint-Benoît, la colère des habitants de Bras-Fusil après des nuits de violences et deux agressions

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Véhicule dans lequel se trouvait le Bénédictin de 70 ans avec sa famille samedi soir
Véhicule dans lequel se trouvait le Bénédictin de 70 ans avec sa famille samedi soir ©Harry Amourani
Violences et affrontements durent depuis plusieurs nuits dans le quartier de Bras-Fusil, à Saint-Benoît. Pris pour cible, les habitants sont indignés et inquiets. Deux personnes ont été agressées, un homme de 70 ans, ainsi qu'un jeune homme passé à tabac.

De la colère, de l'indignation, mais aussi de la peur. Le week-end dernier, des affrontements ont eu lieu entre bandes rivales dans le quartier de Bras-Fusil, à Saint-Benoît.

Les habitants témoignent  

Des habitants ont aussi été pris pour cible. Deux personnes ont été agressées. Un homme de 70 ans, ainsi qu'un jeune qui a eu un poumon perforé et un traumatisme crânien. Sur les réseaux sociaux, des vidéos d'une violence inouïe ont circulé.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

L'incompréhension et la colère suite aux violences à Bras-Fusil à Saint-Benoît. Deux personnes ont été agressées. Reportage

 

Marie-Dominique et ses proches étaient dans leur voiture lorsqu'ils ont reçu "des cailloux". "Rolland a 70 ans et il a été blessé à la mâchoire et transporté à l'hôpital", déplore ses proches. Le gramoun a quitté l'hôpital cet après-midi pour aller porter plainte.

Les parents du jeune homme passé à tabac sont aussi en colère. "C'est une agression gratuite", déplore Pascal, le père du jeune garçon. Le marmaille est à l'hôpital".

Sept individus relâchés

Sept individus ont été interpellés puis relâchés. Une décision qui indigne la maman du jeune homme. "Si mon garçon était mort samedi, il n'y aurait pas eu de justice", lâche-t-elle.

Même colère du côté du maire de Saint-Benoît Patrice Selly. "Quel est le message envoyé à notre population et aux délinquants ? L'impunité ?, interroge-t-il. J'ai l'impression qu'on nous abandonne". "Qu'attend la justice? Qu'il y ait des morts ? Parce que ça va arriver si on continue de détourner les yeux", lance Patrice Selly.

Le maire demande de l'aide et des renforts

Des gendarmes ont été déployés la nuit dernière pour sécuriser le quartier. La mairie demande des renforts et l'envoi de CRS pour les jours qui viennent. Selon Patrice Selly, mairie, Etat, Justice, "tous les acteurs publics doivent travailler main dans la main pour arrêter ces violences".