Marché de Sainte-Anne : de la vente directe, du producteur au consommateur

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2ème Marché Paysan à Sainte-Anne
©Michelle Bertil

Le concept séduit de plus en plus les Réunionnais. Les marchés de producteurs, qui permettent ainsi de vendre directement aux consommateurs, se développent dans l’île. Exemple à Sainte-Anne qui a organisé ce dimanche son 2ème marché paysan.

Stéphane Sautron est descendu très tôt ce dimanche matin de Salazie pour aller vendre ses légumes au marché paysan de Sainte-Anne. Et l'agriculteur a le sourire : il n’est pas passé par des intermédiaires cette fois-ci. Il vend directement ses chouchoux, oignons verts, bottes de thym et gros piments aux Bénédictins présents pour ce rendez-vous dominical.

"C’est intéressant, confirme-t-il. On peut écouler nos marchandises en vente directe. C’est un circuit court, les légumes sont frais". Et puis Stéphane Sautron a le temps de répondre aux questions de ses clients qui s’intéresse à l’origine des produits. "Les gens prennent le temps de regarder ce qu’ils veulent acheter, c’est plus agréable".

2ème marché paysan à Sainte-Anne
Stéphane Sautron est producteur de légumes à Salazie ©Michelle Bertil

La deuxième édition

C’est la deuxième fois que la mairie de Saint-Benoît organise ce marché paysan. La première fois, c’était en fin d'année dernière et le succès avait été au rendez-vous, assure Bruno Robert, l’adjoint en charge de l’agriculture et du développement rural.

"On était complet au mois de novembre et là aujourd’hui, on se rend compte qu’on n’a pas assez de produits et qu’il faudra donc renforcer l’offre le mois prochain", explique-t-il. L’élu indique même que le nombre de stands, limité à une dizaine, pourrait augmenter encore afin de proposer une plus grande variété de produits.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Sainte-Anne organisait ce dimanche la deuxième édition de son marché de producteur

Une offre complémentaire aux marchés classiques

Bruno Robert estime qu’il ne faut pas mettre le marché de producteur en opposition avec le marché forain, le commerce de fruits et légumes ou encore les grandes surfaces. "C’est vraiment quelque chose qui est complémentaire, chacun a son public", répond-il.

"On avait sondé préalablement la population de Sainte-Anne qui était très favorable. Quand on voit des communes comme Sainte-Rose ou Saint-Philippe qui ont des marchés, on était quasiment sûr que celui-ci allait fonctionner", rajoute l’adjoint bénédictin.

Rendez-vous mensuel

Les marchés de producteurs connaissent effectivement un succès grandissant, à l’instar de ce qui est constaté dans l’Hexagone. L’avantage reste évidemment qu’en l’absence d’intermédiaires, le consommateur est assuré de bénéficier de meilleurs prix. Le producteur est quant à lui quasiment sûr d’écouler sa production.

A la mairie de Saint-Benoît, où l’on explique être encore en phase de rodage, il est néanmoins déjà acté que le marché paysan se transformera en un rendez-vous mensuel.