Violences à Bras-Fusil : le maire de Saint-Benoît "n'en peut plus" et demande un renfort de gendarmes

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Le maire de Saint-Benoît, Patrice Selly.
Le maire de Saint-Benoît, Patrice Selly. ©Imaz Press
La nuit dernière, des renforts de forces de l'ordre étaient déployés à Saint-Benoît. Violences et affrontements durent depuis plusieurs nuits dans le quartier de Bras-Fusil. Le maire, Patrice Selly, "n'en peut plus" face à "ces violences inacceptables".

Les forces de l'ordre étaient déployées la nuit dernière sur la commune de Saint-Benoît. A titre exceptionnel, une patrouille de la police municipale a également assuré la surveillance du quartier de Bras-Fusil, suite aux violences des dernières jours.

Le maire "n'en peut plus"

Une décision prise par le maire, Patrice Selly, qui "n'en peut plus". Il dénonce des "violences inacceptables". Selon lui, il s'agit d'"une solution dans l'immédiat", en attendant des mesures pérennes.

Demande de renforts

Le maire de Saint-Benoît demande un renforcement des effectifs de gendarmerie sur sa commune et notamment le déploiement d'une unité spéciale, type BAC mais version gendarmerie, à Bras-Fusil pour assurer la sécurité de la population.

Regardez son interview sur Réunion La 1ère :

Patrice Selly, maire de Saint-Benoit, invité du Journal

 

Violences et affrontements

Depuis six jours, des violences et des affrontements nocturnes se produisent dans ce quartier. Samedi soir, deux personnes ont été blessées et hospitalisées. Bras Fusil servirait de terrain de jeu violent à des jeunes venus d'autres communes. Des images très violentes circulent dans des vidéos sur les réseaux sociaux.

Un jeune homme a été passé à tabac. Ce week-end les gendarmes ont procédé à sept interpellations.

Réaction

Ce lundi, dans un communiqué, le collectif Ré-MaA réagit à ces violences qu'il condamne fermement. Il appelle les autorités à se prononcer et à agir. Il craint que "la population mahoraise de La Réunion soit stigmatisée à cause de ces actes".