Violences à Saint-Benoit : le rectorat annonce des moyens supplémentaires pour le lycée Patu de Rosemont

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Bagarre au lycée Patu de Rosemont
Le 29 mars dernier, une vingtaine de gendarmes ont dû intervenir au lycée Patu de Rosemont, à Saint-Benoît, à la suite d'une bagarre entre plusieurs élèves issus de bandes rivales ©Jean-Marc Colienne
Après la rixe survenue au lycée Patu de Rosemont, à Saint-Benoît, la rectrice Chantal Manès-Bonnisseau annonce le recrutement de deux surveillants aux côtés de l'assistant Prévention sécurité de l'établissement. Un groupe de travail va également être mis en place.

Suite à la violente bagarre qui a eu lieu mardi 29 mars dans l'enceinte du lycée professionnel Patu de Rosemont, à Saint-Benoît, Chantal Manès-Bonnisseau, la rectrice de l'académie de La Réunion, annonce un "renforcement du plan de lutte contre la violence".

Elle a décidé de donner des moyens de surveillance humains supplémentaires. Deux nouveaux postes d’assistants d’éducation sont attribués au lycée. Ces derniers auront notamment pour rôle d’aider l’assistant Prévention sécurité de l’établissement dans ses missions au quotidien.

"Renforcer la capacité des équipes éducatives"

La rectrice également la mise en place d'un groupe de travail qui intégrera des chefs d’établissement du bassin Est (de Saint-André à Saint-Benoît), des conseillers de la rectrice (conseiller technique vie scolaire, conseillère technique de service social, médecin conseiller technique…), ainsi qu’un inspecteur d'académie-inspecteur pédagogique régional "Établissement et vie scolaire".

L’objectif, explique l'académie, est de renforcer la capacité des équipes éducatives à anticiper et lutter contre les situations de violence émergentes. "Ce travail sera coordonné par le conseiller technique vie scolaire, référent académique du Plan Violence", est-il encore précisé.

Une succession d'affrontements violents entre bandes rivales

Pour rappel, plusieurs élèves de l'établissement ont été interpellés par les services de gendarmerie à l'issue de cette bagarre qui faisait déjà suite à plusieurs épisodes de violence entre bandes rivales, avec d'un côté, des jeunes du quartier de Bras Fusil et de l'autre des jeunes de la cité Fayard, à Saint-André.

Une opération de contrôle a par la suite été organisée par les forces de l'ordre à l'entrée de l'établissement.