Saint-Denis : quand les policiers enfoncent la mauvaise porte

faits divers
Un véhicule de police au Chaudron, à Saint-Denis. (Photo d'illustration)
(Photo d'illustration) ©Imaz Press

Une famille dyonisienne a été réveillée par les policiers de la Brigade des stupéfiants très tôt ce matin, alors qu'elle dit n'avoir rien à se reprocher. Les fonctionnaires se seraient trompés de maison lors de l'interpellation.

Alors qu'ils dorment profondément, les membres d'une famille de Saint-François sont réveillés par un bruit sourd. Il est 6h ce mercredi 23 juin lorsqu'un couple et leur bébé voient débarquer chez eux une vingtaine de policiers de la Brigade des stupéfiants de la Sureté départementale.

 

"Ils m'ont mis des coups de pieds"

" La porte était fermée, ils l'ont défoncé, raconte Johan Armand, l'occupant de la maison. Je n'ai pas vu de papier, rien dans leur main.... Ils ont foncé sur moi dans la salle de bain et ils m'ont mis des coups de pieds. Ils m'ont tordu le poignet et ils m'ont tapé là, continue le père de famille en montrant une blessure près de son épaule gauche. Mon enfant a vu ça et ma femme est sortie pour voir ce qui se passait... J'ai crié. Elle leur a dit d'arrêter, que je m'appelais Johan Armand et que je n'étais pas l'individu qu'ils recherchaient."

Les policiers auraient ensuite demandé les papiers d'identités de l'homme. "Mais c'était trop tard, j'étais par terre, rué de coups, poursuit Johan Armand. Ma femme et mon enfant sont sous le choc et moi aussi je suis sous le choc."

 

Erreur policière

La police reconnait son erreur, s'excuse auprès de la famille et s'engage à rembourser les dégâts qu'elle a provoqué lors de l'interpellation.

Pour Idriss Rangassamy, secrétaire départemental du syndicat Alliance, l’erreur a bel et bien été commise mais la famille Armand aurait dû ouvrir la porte quand les policiers leur ont demandé de le faire.

Quant à l’individu initialement recherché, a lui été interpellé.

 

Regadez le reportage de Réunion la 1ère :

Une famille dionysienne réveillée ce matin par des policiers qui se sont trompés de logement lors d’une interpellation