Saint-Denis : parkings condamnés en centre-ville, 38 places de perdues, 112 de retrouvées, assure Ericka Bareigts

Le parking Timol, situé rue Juliette Dodu, est désormais inaccessible aux véhicules.
Nombreux sont les automobilistes à avoir constaté la fermeture de parkings par des chaines au centre-ville de Saint-Denis. Faute de loyers versés, les propriétaires en ont condamné l’accès. Un rappel à la légalité de la Chambre régionale des comptes en est à l’origine.

Trouver une place en ville de Saint-Denis n’est pas chose facile. Le problème est bien connu, depuis de nombreuses années. Pour y faire face, la mairie s’est liée avec des privés pour permettre le stationnement sur leurs terrains. Une option qui n’est désormais plus d’actualité.

Le parking Timol, situé rue Juliette Dodu, est désormais inaccessible aux véhicules.

  

Les deux parkings Timol condamnés par une chaine

Certains l’auront constaté, les parkings Timol, situés rue Juliette Dodu et rue Jules Auber, ne sont plus accessibles aux automobilistes. Une chaine a été tirée pour empêcher tout stationnement. Leur accès a été condamné par le propriétaire, faute de paiement des loyers par la mairie de Saint-Denis, via la Sodiparc.

Le parking Timol, situé rue Jules Auber, est désormais inaccessible aux véhicules.

  

Un rappel à la légalité

Un paiement légalement impossible, précise Ericka Bareigts, la maire de la ville. Un rapport de la Chambre régionale des comptes de 2018 a en effet rappelé à la mairie de Saint-Denis l’interdiction d’être dans un rapport contractuel avec un privé.

  

38 places de perdues, 112 de retrouvées

Le contrat ne pouvant être reconduit avec l’entreprise, la ville perd donc la capacité de 38 places. Une perte relative, assure la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, qui promet en contrepartie la mise à disposition de 112 places de parking, réparties à travers la ville.

 

Vers une acquisition du terrain par la ville

Les terrains Timol, qui sont des terrains privés, ne pouvant plus être exploités comme parkings dans ces conditions, la municipalité étudie la possibilité, avec l’Etablissement public foncier de La Réunion, de les racheter.