Une cagnotte en ligne pour sauver le jardin créole de la "Vallée heureuse" au Brûlé, à Saint-Denis

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Une cagnotte en ligne pour sauver la « Vallée heureuse » au Brûlé, à Saint-Denis
Une cagnotte en ligne pour sauver la « Vallée heureuse » au Brûlé, à Saint-Denis. ©Michelle Bertil

"Sauvons la Vallée heureuse", c’est le nom de la cagnotte en ligne ouverte pour tenter de conserver ce jardin créole du XIXe siècle. Niché au Brûlé à Saint-Denis et inscrit au titre des Monuments historiques, il est menacé de fermeture.

Derrière une haie de bambous qui craquent, il y a ce petit pont qui traverse les songes, et un bassin qui chuchote. La "Vallée heureuse", est nichée dans les hauteurs de Saint-Denis, au cœur du village du Brûlé. Entretenu par la même famille depuis trois générations, ce jardin créole du XIXe siècle, inscrit au titre des Monuments historiques, est menacé de fermeture. Une cagnotte en ligne est ouverte.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Une cagnotte sur internet pour conserver la « Vallée heureuse », un jardin créole du XIXe siècle dans les hauts de Saint-Denis

 

"Un véritable sacerdoce"

"J’essaie de le maintenir, mais c’est un véritable sacerdoce", raconte Pascale Boyer-Vidal. Propriétaire du lieu, elle est viscéralement attachée à ce jardin d’un autre temps qui lui vient de son grand-père.

"En 25 ans, j’ai reconstitué la partie ancienne du jardin en plantant à nouveau des camélias, en faisant des boutures, j’ai reconstitué un morceau de forêt primaire de moyenne altitude", poursuit Pascale Boyer-Vidal qui veut désormais faire découvrir davantage ce jardin.

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Entretenir le jardin et lancer de nouvelles activités

Pascale Boyer-Vidal a lancé une cagnotte sur internet pour tenter de sauver les 6 500 m2 de cet écrin de verdure constitué d’arbres remarquables, de fruitiers et d’une forêt primaire.  

"Suite à la crise sanitaire et aux difficultés qui en ont résulté, je souhaite redonner vie à ce vieux jardin du XIXe", a-t-elle écrit sur la cagnotte dont le montant collecté s’élève actuellement à plus de 3000 euros. Elle espère collecter 8 000 euros. 

Concrètement, l’argent servira à l’entretien général du jardin et des ponts, mais aussi au développement de visites avec la mise en place d’un site internet, et la création d’activités pédagogiques tournées vers les visites de scolaires avec des ateliers de dessins, de bouturage ou encore de réalisation d’herbiers.

La « Vallée heureuse » au Brûlé, à Saint-Denis.
La « Vallée heureuse » au Brûlé, à Saint-Denis. ©Michelle Bertil

 

Dynamiser le village du Brûlé

Pascale Boyer-Vidal ne manque pas d’idées et de projets. Pour le moment, la "Vallée heureuse" se visite de manière confidentielle durant 2h30. L’Histoire des hommes et des plantes se raconte en déambulant dans la végétation et s’achève toujours autour de confitures maison et de thé.

Aujourd’hui, la propriétaire du lieu veut ouvrir davantage le jardin, et même créer une dynamique au sein du village du Brûlé. "Avant c’était un lieu de "changement d’air" à Saint-Denis, mais aujourd’hui le village est un peu oublié. Nous sommes plusieurs à vouloir lui redonner cet esprit de "changement d’air" dont les gens des villes ont besoin", remarque Pascale Boyer-Vidal.

La « Vallée heureuse » au Brûlé, à Saint-Denis.
La « Vallée heureuse » au Brûlé, à Saint-Denis. ©Michelle Bertil

 

Un côté "Giverny"

La "Vallée heureuse" est aussi propice à la rêverie. Le lieu a un petit côté "Jardin de Giverny" et des artistes peuvent désormais s’y rendre à la journée pour peindre et trouver l’inspiration en plein air. Pascale Boyer-Vidal espère aussi recueillir suffisamment d’argent pour pouvoir restaurer un bungalow au cœur du jardin afin d’en faire un lieu de villégiature pour les artistes.