En grève, les sages-femmes manifestent devant le CHU Sud pour plus de reconnaissance et de moyens

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En grève, les sages-femmes manifestent devant le CHU Sud pour plus de reconnaissance et de moyens
En grève, les sages-femmes manifestent devant le CHU Sud pour plus de reconnaissance et de moyens. ©Réunion La 1ère

En grève ce mercredi 5 mai, les sages-femmes manifestent devant le CHU Sud, à Saint-Pierre. Elles demandent une meilleure rémunération, plus de reconnaissance et de meilleures conditions de travail.

Ce mercredi 5 mai est la journée internationale des sages-femmes. Un appel à la grève est lancé au niveau national. A Saint-Pierre, des sages-femmes manifestent devant le CHU Sud.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

La mobilisation des sages femmes devant le CHU Sud

 

Plus de reconnaissance

"Nous demandons déjà à être considérées comme une profession médicale au même titre que les dentistes ou les médecins car nous sommes bien une profession médicale et non paramédicale, assure Amandine Lacreuse, sage-femme à La Réunion. Nous voulons aussi plus d’effectifs dans les maternités car la prise en charge des patients est souvent compliquée et parfois pas très sécuritaire". Les sages-femmes font cinq ans d’étude et sont en quête de reconnaissance.

Manque de moyens et de personnels

Elles demandent une meilleure visibilité, une revalorisation salariale et surtout plus d’effectifs car depuis l’apparition de la crise sanitaire, la situation ne s’est pas améliorée.

"La crise Covid a accentué ce manque de moyens et de personnels qu’il y avait déjà dans les hôpitaux", remarque Anne-Charlotte Etheve, sage-femme, à Saint-Pierre. Au CHU de Saint-Pierre, les sages-femmes regrettent que les CDD dernièrement attribués n’aient pas été prolongés.

Pas seulement pour l’accouchement

Ce matin, des étudiantes, inquiètes pour leur avenir, étaient aussi dans la manifestation. "Nous sommes qu’étudiants, mais c’est notre futur métier, donc nous soutenons les sages-femmes qui ne font pas seulement l’accouchement, mais aussi les suivis de grossesse, les IVG et bien d’autres choses encore", explique Kenna Lauret, sage-femme étudiante.

Cette action à Saint-Pierre s’associe à la mobilisation nationale. Les sages-femmes ont glissé leur requête dans un courrier adressé au ministre de la santé, Olivier Veran.