Procès en appel de la "veuve noire" : peine de 30 ans de prison confirmée pour Marlène Oulédi, 20 ans pour le "sorcier-tisaneur"

justice sainte-marie
Sept ans après l’assassinat d’Eric Samy, l’épouse empoisonneuse, Marlène Oulédi, est à nouveau devant la cour d’Assises.
Sept ans après l’assassinat d’Eric Samy, l’épouse empoisonneuse, Marlène Oulédi, est à nouveau devant la cour d’Assises. ©Capture d'écran Réunion La 1ère
Dernier jour du procès en appel de Marlène Oulédi qui est accusée d’avoir empoisonné son époux Eric Samy en 2013, à Sainte-Marie. L’avocat général avait requis la perpétuité pour Marlène Oulédi qui a finalement écopé de 30 ans de réclusion. François Chari prend 20 ans au lieu de 25.
Le verdict de la cour d’assises dans le procès de Marlène Oulédi et de François Chari est tombé : la principale accusée a été condamnée ce vendredi soir à 30 ans de réclusion criminelle, la même peine que lors du premier procès en 2017. Le second a, lui, écopé de 20 ans de prison. C’est cinq ans de moins qu’en première instance.

Les deux anciens amants étaient jugés en appel depuis lundi pour l’empoisonnement d’Eric Samy, mort dans la nuit du 19 novembre 2013 après avoir bu une cannette de boisson énergisante dans laquelle avait été ajouté un mélange mortel à base de bois de rempart et d’isopropanol.

Le reportage de Réunion la 1ère : 
La « veuve noire » condamnée à 30 ans de réclusion criminelle ©Réunion la 1ère
 

Marlène Oulédi face à ses contradictions


La mort de cet ancien professionnel du BTP avait d’abord été considérée comme naturelle jusqu’à ces appels anonymes reçus en février 2014 par les filles d’Erick Samy. Le corbeau mettait alors en garde les deux jeunes femmes contre leur belle-mère Marlène Oulédi, qui, selon lui, en voulait à leur vie et à leur héritage.

 


Un corbeau finalement identifié comme étant François Chari, l’ancien amant de Marlène Oulédi présenté par ailleurs comme un sorcier-tisaneur. Ce dernier avait par la suite reconnu avoir préparé la décoction à la demande de Marlène Oulédi. Mais cette dernière a toujours nié.

Au début de ce procès en appel, elle a encore déclaré que "jamais, elle n’aurait fait de mal à son mari". Reste que ses multiples versions et ses contradictions ont à nouveau été mises en exergue hier jeudi.
 

La perpétuité requise contre la "veuve noire"


Ce vendredi matin, l’avocat général a requis à l'encontre de Marlène Oulédi la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine 22 ans de sûreté ainsi que 10 ans de privation de droits civiques et familiaux. L’accusation a par ailleurs requis une peine de 25 ans de réclusion à l’encontre de François Chari.

"Il n’y a pas de preuves formelles !", ont défendu les avocats de la principale accusée. "Il n’y a pas eu d’aveux de la part de Marlène Oulédi ! L’avocat général n’apporte pas la preuve de l’empoisonnement de Madame Oulédi sur la personne d’Éric Samy".

Invitée à prendre la parole avant que les jurés ne partent délibérer, Marlène Oulédi s’est adressé à la famille Samy pour leur dire que durant ces sept ans, elle a, elle aussi, "souffert mais seule". Celle qui a été surnommée la "veuve noire", -un surnom que la principale intéressée ne supporte pas-, aura contesté jusqu’au bout les faits reprochés.
 
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