Seychelles : des obligations de l'État pour faire face à la crise économique

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Le bâtiment de la Banque Centrale des Seychelles (CBS) ©Seychelles News Agency
Pour faire face à un déficit de son budget, l'État Seychellois met en vente près de 65 millions d'euros d'obligations. Le ministère des Finances encourage les Seychellois à investir.  
 
Pour faire face à un déficit de son budget, l'État Seychellois met en vente près de 65 millions d'euros d'obligations. Le ministère des Finances encourage les Seychellois à investir en leur promettant des rendements allant de 7 à 12% par an. 


3 700 000 000 de roupies de déficit public pour l'année 2020


La crise sanitaire a fait place à une crise économique. Depuis le 20 mars près de 27 entreprises ont lancé des procédures de licenciement. Pour faire face à l'arrêt de l'activité touristique, le gouvernement Seychellois a amendé son budget pour prendre en charge l'ensemble des salaires du privé impacté par la crise sanitaire. Ce nouveau budget pour l'année 2020 présente un déficit de 3 milliards 700 millions de roupies. 

Le secrétaire principal du ministère des Finances, Damien Thésée a présenté un plan pour trouver des fonds : “la vente d'obligations de solidarité”. Le ministère fait donc appel aux citoyens et au secteur privé en mettant en vente 1 milliard 500 millions de roupies d'obligations rémunérées à hauteur de 7 à 12 % sur une période allant de 3 à 7 ans. 


Des obligations de solidarité 


Tout individu majeur, entreprise ou organisation peut investir dans ces obligations et aider le pays à faire face à la situation de crise. Le 15 juin prochain, l'État Seychellois va créer 1 500 000 obligations d'une valeur de 1000 roupies chacune. Elles seront rémunérées à hauteur de 7% par an pour ceux qui souhaitent récupérer leur investissement au terme de 3 ans; 10% par an sur un terme de 5 années et 12% par an sur 7 ans. 
 

La dette Seychelloise


Depuis 2009, les Seychelles sont dans une logique de réduction de leur dette. La crise sanitaire et la mise à l'arrêt du secteur touristique, premier secteur économique de l'archipel, ont obligé le gouvernement à revoir sa copie. En avril dernier, le ministre des Finances, Maurice Loustau-Lalanne, a indiqué que la dette publique augmenterait de plusieurs dizaines de points. Les projections du ministère tablent sur une dette de 85.1% du Produit Intérieur Brut pour la fin de l'année. En janvier, avant la crise sanitaire, le gouvernement estimait pouvoir passer sous la barre des 52% du PIB.

 
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