Les tamarins en danger

écologie
Collecte de psylles tamarin janvier 2020
Collecte de psylles sur un tamarin juvénile ©Capture d'écran CIRAD
Des tamarins disparaissent, la faute à une minuscule bestiole nommée, psylle. L'insecte volant, originaire d'Australie, s’est installé à La Réunion en 2015.
Le psylle est présent à La Réunion depuis 5 ans, mais il reste discret. Depuis un an, cet insecte redoutable fait des ravages dans les forêts de tamarins
Depuis 2018, faute de pluie, l’envahisseur s’attaque aux précieux arbres. Une colonisation qui a été révélée après six mois de dégâts dans la forêt du Maïdo.
 

Des symptômes qui ne trompent pas.

©reunion
Instantanément, l'Office National des Forêts (ONF) alerte les autorités. 4 hectares de forêt de tamarins sont touchés au Maïdo. Les symptômes sont visibles à l'œil nu. Le psylle attaque les feuilles et dépose son miellat sur l’arbre

Ce liquide favorise la pousse d’un champignon appelé fumagine. Le champignon empêche alors la photosynthèse, l’arbre perd ses feuilles et son écorce. Il meurt et doit être abattu.
 

L’absence de pluie favorise l’invasion des psylles

Psylles sur une feuille de tamarin
Des psylles installés sur une feuille de tamarin ©Capture d'écran Facebook
Actuellement, 200 m3 ont déjà été abattus. Plusieurs hectares de tamariniers sont touchés. Les juvéniles plantés après l’incendie du Maïdo sont aussi concernés

Cette arrivée massive de psylle en 2018 est due au climat. Le manque de pluie a favorisé la multiplication des insectes. En temps normal, les fortes précipitations auraient décroché les larves de leur logement et auraient régulé leur nombre.
 

Quelles sont les solutions ? 

Tamarins des hauts de La Réunion
Forêt de tamarins des hauts ©capture d'écran ONF
Un programme de recherche entre l’université de La Réunion et le CIRAD a été mis en place pour analyser la propagation du parasite. Des moyens de lutte indigène à travers la faune et la flore ont été trouvés. Après des mois d’observation, l’office des forêts a constaté que les arbres recouverts de fougères étaient préservés. 

Il est désormais demandé aux agents de préserver les fougères et de ne plus les retirer des troncs. 
Enfin, bonne nouvelle, une coccinelle, vivant à La Réunion, est une prédatrice du psylle. 
Bref, la bête à bon dieu porte bien son nom !