Incendie mortel au Tampon : le mystère demeure sur la mort d’Assani

faits divers le tampon
Le 23 septembre dernier, le corps d’Assani, 35 ans, est retrouvé dans un appartement en feu au Tampon.
Le 23 septembre dernier, le corps d’Assani, 35 ans, est retrouvé dans un appartement en feu au Tampon. ©Réunion La 1ère
Le 23 septembre dernier, le corps d’Assani, 35 ans, est retrouvé dans un appartement en feu au Tampon. Suite à l’autopsie, il semblerait que le décès du jeune homme ne soit pas lié à l’incendie. L’enquête redémarre, le mystère demeure, et la piste criminelle est désormais envisagée.

Que s’est-il passé derrière les portes de cet appartement situé en face du lycée Roland Garros au Tampon ? Le 23 septembre dernier, le logement est ravagé par les flammes au petit matin. Dans les décombres, le corps sans vie d’Assani, 35 ans, est retrouvé.

Pas de fumée dans les poumons

Deux semaines plus tard, l’enquête redémarre et la piste criminelle est désormais envisagée. L’autopsie pratiquée sur la victime aurait révélé l’absence de fumée dans les poumons. Assani serait donc décédé avant que le feu ne prenne dans l’appartement.

Grièvement brulée dans l'incendie, sa compagne avait été hospitalisée en état d'urgence absolue. Depuis, son état s’est stabilisé au CHU de Saint-Pierre.

Regardez les précisions de Réunion La 1ère :

Un mystérieux décès dans un incendie au Tampon. La piste criminelle est désormais envisagée après la mort, le 23 septembre dernier, d’Assani, 35 ans

Ambiance tendue dans l'appartement

Selon les voisins, l’ambiance était tendue dans le logement où vivait une tierce personne.

"Il y avait souvent deux hommes et une femme, explique une voisine. Même pas une semaine avant, il y avait des pompiers et des gendarmes parce qu’ils étaient « en train de bataille ». Toutes les deux semaines environ, voir toutes les semaines, pompiers et gendarmes intervenaient".

Une dispute juste avant l'incendie

Le 23 septembre dernier, l’incendie s’est déclaré vers 5 heures du matin. Juste avant, les voisins ont entendu des éclats de voix. "Le jour de l’incendie, la dispute a duré jusqu’à 4 heures du matin environ, assure la voisine. L’incendie s’est déclaré à 5 heures. Les voisins ont crié pour dire qu’il y avait le feu, et tout le monde est parti. Personne n’a crié « à l’aide », rien du tout".

Un incendie criminel ? 

Il pourrait donc s’agir d’un incendie criminel. Nos confrères du Quotidien évoquent des traces de produits inflammables retrouvés sur place.

Suspecté par des proches, un homme aurait été pris à partie avant d’être mis en sécurité par les gendarmes.

L’enquête doit désormais permettre de faire la lumière sur ce mystérieux décès.

La Procureure de la République, Caroline Calbo, pourrait communiquer dans la journée sur cette affaire.