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Trois journalistes mauriciens agressés lors d’une perquisition chez un ministre

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Trois journalistes agressés
©L'Express de Maurice
Une rédactrice, un photographe et un caméraman du journal l’Express de Maurice ont été agressés lors d’un reportage. Un partisan de l’ancien ministre des transports et des infrastructures a tenté de renverser sur les journalistes avec sa voiture.
La liberté de la presse, garante de la démocratie, n’est pas encore acceptée par tous les citoyens de la planète.
 
Ce mercredi 29 Avril 2015, un partisan de l’ancien ministre mauricien des transports et des infrastructures de l’île sœur, a délibérément foncé sur trois journalistes de l’Express de Maurice.
 
Vers 17h40, une rédactrice, un photographe et un caméraman de ce quotidien suivaient une perquisition au domicile de la Plaine-des-Roches du leadeur politique. Alors qu’ils étaient absorbés par leur travail, ils n’ont pas vu la BMW noire qui leur arrivait droit dessus. Par chance, les reporteurs sont parvenus à s’extraire de la trajectoire du véhicule, mais l’un d’eux s’est sérieusement blessé au tibia en évitant le bolide.

Le ministre suspecté de faire pression

L’auteur de  ces coups et blessures avec arme (Ndlr : la voiture devenant une arme par destination) ne s’est pas contenté de cette seule agression. Hors de contrôle, l’homme a abandonné sa berline pour frapper sur la voiture de reportage des journalistes tout en les menaçants.   

Les reporteurs, pris pour cible, suivaient depuis le début de la journée de mercredi, l’enquête concernant Anil Bachoo. La justice mauricienne cherche à savoir, si l’ex-ministre des transports a tenté de faire pression sur un cadre de la société Betamax. Cet homme accuse le responsable politique d’avoir abusé de sa fonction et d’avoir exercé des pressions pour l’octroi d’un contrat d’approvisionnement en carburant.

Pour faire la lumière sur ces accusations, très graves, Anil Bachoo a été entendu par les policiers le jour même aux Casernes centrales. Vers 15 heures, les inspecteurs ses sont rendus au domicile du mis en cause pour effectuer une perquisition. Ces recherches comme l’audition se sont révélées infructueuses. Le responsable des investigations a d’ailleurs souligné qu’aucune charge n’a été retenue à l’encontre de l’ex-ministre.