Trois millions d’euros pour soutenir les planteurs

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Fleurs de canne
©Michelle Bertil
Le Comité paritaire interprofessionnel de la canne et du sucre a voté en faveur du versement de 2,5 millions d’euros correspondant au reliquat de l’aide à la production non consommée ces deux dernières années. Une enveloppe de 500 000 euros est aussi dédiée aux planteurs en zone irriguée
C’est un coup de pouce qui est loin d’être négligeable pour les planteurs de la filière Canne-Sucre. Réuni en assemblée générale hier à La Providence, le Comité paritaire interprofessionnel de la canne et du sucre (CPCS) a décidé de mettre en œuvre l’article 17 de la convention canne qui prévoit la redistribution du solde des crédits de l’aide à la production, si la totalité de l’enveloppe prévue pour une campagne n’a pas été consommée.

Ce sont ainsi 2,5 millions d’euros qui vont être versés aux planteurs durement touchés par la crise. Il s’agit en l’occurrence du reliquat de l’aide à la production non utilisée ces deux dernières années. Le comité qui regroupe les planteurs, l’usinier Téréos et l’Etat, a voté à l’unanimité le versement d’un complément de 1,80 euro/tonne pour les 700 premières tonnes de canne, puis de 0,85 euro pour chaque tonne supplémentaire livrée en 2019.
 

Quel avenir pour la filière ?


"C’est une mesure qui fait du bien, réagit Bruno Robert, le président du syndicat des Jeunes agriculteurs. La filière canne avait besoin de ce geste pour avoir au moins un signal positif. On a vu que l’actualité en ce moment n’était pas rose avec des conflits sur le protocole et la richesse de la canne. Tous les ans, on se pose la question de savoir comment on repartage le reliquat et là on a choisi une formule qui est simple".

Une mesure d’autant plus juste explique Bruno Robert que 75 % des planteurs livrent moins de 700 tonnes. Par ailleurs, dans le cadre de son plan de relance post-Covid, le CPCS a voté une aide de 500 000 euros en faveur des irrigants pour qu’ils puissent faire face à leurs factures d’eau.

Par contre, nuance Bruno Robert, "ce n’est pas avec 1,80 euros qu’on va régler les problèmes de la filière. La priorité est de préparer l’après 2021 et de voir s’il y a possibilité de se réconcilier entre Téréos et les planteurs et d’avoir un vrai projet commun".

Un comité technique est justement prévu aujourd’hui pour discuter de l’avenir de la filière. Pour rappel, la convention canne doit être renégociée l’année prochaine.
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