Un comité pour lutter contre les discriminations raciales, religieuses ou sexuelles

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Le préfet de La Réunion a lancé le nouveau comité de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti LGBT, mercredi dernier. Ce comité dispose de 3 mois pour réaliser un état des lieux des discriminations dans l’île. Il permettra ensuite d’établir un plan d’action local.
Le CORAH a trois mois pour poser un vrai diagnostic des discriminations à La Réunion. C’est l’objectif fixé par le préfet aux associations, organismes et institutions qui composent le Comité de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine envers les personnes LGBT.
 

Un comité aux luttes élargies

Renforcer le vivre-ensemble, refuser les discriminations raciales, religieuses ou sexuelles sont les fondements même de ce comité, réunit pour la première fois la semaine dernière. Un comité qui a pour but d’inciter les victimes à porter plainte plus souvent, et à inciter certaines collectivités à admettre qu’elles sont peut-être plus concernées qu’elles ne le croient.

L’association REQUEER en fait partie. Pour son président, Samuel Perche, l’intégration du principe de lutte contre la haine envers les personnes LGBT aux missions de ce comité est une très belle avancée. Heureux de pouvoir participer à ce comité opérationnel, il espère pouvoir proposer des actions dans "l’intersectionnalité". Un concept qui révèle le fait de vivre et de subir plusieurs discriminations.

Concernant les spécificités des discriminations LGBT, il n’existe pas d’indicateurs, difficile donc pour le moment d’en mesurer l’ampleur.
  

Reconnaître les personnes LGBT, sortir du tabou

Aujourd’hui, la tendance n’est pas de nier complètement l’existence de ces discriminations, mais souvent d’en contester la fréquence. Une "politique de l’autruche" que regrette Tanguy Sévat, le président de l’association Orizon.
 

" On en parle un petit peu, mais il ne faut pas trop l’admettre. Quand vous allez dans un service public, l’administration va recueillir si vous êtes marié, si vous voulez adopter, si vous voulez changer de nom ou changer de sexe, donc vous vous exposez. "

Tanguy Sévat, président de 'association Orizon


Pour le président d’Orizon, les collectivités doivent communiquer sur le fait les personnes LGBT peuvent venir sans crainte, qu’elles seront bien accueillies et pas discriminées. Si cette la reconnaissance des personnes LGBT était assumée par les politiques, que ce ne soit pas un sujet tabou pour des questions électoralistes, ce serait un premier pas, estime Tanguy Sévat. Il était l'invité de la matinale de Réunion la 1ère ce lundi 5 octobre, réécoutez son interview

Le diagnostic établit par le CORAH d’ici 3 mois devra permettre de préparer un plan d’action local de lutte contre les discriminations raciales, religieuses ou sexuelles.