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Victime de violence sexuelle à l’adolescence, une jeune femme rompt le silence

faits divers
Centre équestre
Photo d'illustration ©Pixabay
A l’image des femmes qui, grâce au #me too, ont osé lever le voile sur les violences sexuelles qu’elles avaient subies, une jeune réunionnaise sort, elle aussi, du silence. Elle a été victime d’abus sexuels durant huit ans de la part de son entraineur d’équitation au centre de la Montagne.
 
La jeune femme, qui souhaite garder l’anonymat, a subi un véritable calvaire entre ses 14 et 22 ans. Elle admet avoir cédé aux avances poussées d'un homme de 32 ans à l'époque des faits et décide de porter plainte il y a deux ans environ même si, quatorze ans plus tard, elle se refuse à parler de viol :
 

« C’était des petites réflexions, par ci par là, et petit à petit des remarques sur mon physique, sur mes seins notamment. Puis c’est devenu de plus en plus insistant et au final j’ai fini par céder à 14 ans... Je ne peux pas parler de viol car jamais il ne m’a forcé. C’était plus de la manipulation en me montrant de l’attention. Et puis très rapidement j’en suis tombé amoureuse. Je disais donc "amen" à tout ce qu’il demandait, même si je n'en avais pas envie. »


Son agresseur, mis en examen pour viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité le 11 décembre 2019, s'est suicidé quelques jours plus tard. L’enquête elle, se poursuit, notamment pour déterminer les responsabilités de chacun et découvrir s’il y a d’autres victimes dans l'île.

Le reportage de Rahabia Issa et Jean-Claude Toihir:
 
©reunion
 

D'autres victimes en métropole


Selon nos confrères de France 3 Toulouse, deux autres cavalières ont dénoncé des agressions sexuelles subies à l'âge de 13 et 17 ans de la part de cet entraîneur, cette fois dans un centre équestre près de Toulouse. Des jeunes femmes qui crient aujourd'hui leur impuissance face à leur agresseur qui s'est pendu le 13 décembre dernier dans son ancienne écurie, près d'Albi dans le Tarn. Elles dénoncent également les hommages qui ont été rendus à un homme qu'elles décrivent comme un prédateur. 

L'enquête ouverte en métropole, par la brigade de recherches de la gendarmerie de Villefranche-de-Lauragais, a permis de recueillir plusieurs témoignages décrivant un homme séducteur et charismatique, multipliant ouvertement les allusions sexuelles et les gestes déplacés.