Wakashio : Sébastien Lecornu sur le site du naufrage

Sébastien Lecornu sur le site du naufrage du Wakashio à Maurice
Après avoir participé à une réunion de crise à la préfecture à son arrivée ce matin à la Réunion, le ministre des Outre-mer s’est envolé à Maurice, où il a pu se rendre sur le site du naufrage. Il a proposé l'expertise de trois spécialistes nationaux au gouvernement mauricien.
Sébastien Lecornu est arrivé à Maurice. A sa descente d’avion, le ministre des Outre-mer, qui est accompagné par le préfet de La Réunion Jacques Billant, a pu s’entretenir avec le premier ministre mauricien Pravind Jugnauth au sujet de la situation à Pointe d’Esny, là où le vraquier japonais MV Wakashio s’est échoué il y a trois semaines et s’est brisé en deux hier après-midi.

Les deux hommes ont fait le point sur le dispositif antipollution mis en place et l’état d’avancement des opérations de pompage avec les équipes françaises mobilisées depuis La Réunion.
 

Quel avenir pour l’épave ?


"Je vais m'entretenir avec le Premier ministre mauricien pour discuter de l'avenir de l'épave", a-t-il notamment expliqué. Selon les informations du Défi Média, une partie du Wakashio est destinée au cimetière des épaves du port d’Alang, au Gujarat, sur la côte Ouest de l’Inde.

Mais dans une conférence tenue en fin d’après-midi aux côtés du ministre mauricien de l’Environnement Kavi Ramano, Sébastien Lecornu a enjoint le gouvernement mauricien à prendre "la décision la plus mûrement réfléchie sur l’avenir des deux morceaux de l’épave", en tenant compte des enjeux environnement et de l’impact sur la biodiversité, mais aussi des enjeux de sécurité maritime.

"On ne s’explique pas toujours l’erreur qui a conduit à cet échouage. Il ne s’agirait pas de répéter la même erreur. Cette décision nous la regardons avec beaucoup de vigilance et d’attention", a argumenté le ministre des Outre-mer.

Ci-dessous le Facebook live de nos confrères du Défi Média sur place :
 

 

L’expertise de trois spécialistes proposée


La France a donc fourni des moyens humains et matériels mais Sébastien Lecornu a également proposé cet après-midi l’assistance de "trois nouveaux experts nationaux et reconnus".

Ces trois experts anti-pollution du CEPPOL et du CEDRE ont déjà fait le déplacement depuis la métropole jusqu’à Saint-Denis. Ils devraient débarquer en début de semaine à Maurice.

"Nous avons malheureusement l’expérience de tels naufrages. Nous avons un savoir-faire français en la matière et nous l’avons mis à votre disposition. Le risque d’avoir des boulettes était un risque possible que nous redoutons même si nous ferons tout pour qu’il n’en soit rien", a rajouté le Ministre des Outre-mer.
 
Pour rappel, le gouvernement a sollicité l’aide de plusieurs pays amis, parmi lesquels la France, pour faire face à cette crise environnementale sans précédent. Une marée noire s’est en effet déversée dans le lagon mauricien mettant en péril toute la biodiversité côtière de l’île Sœur.
 

Un état des lieux en bateau


Ces images de fioul envahissant le lagon et les mangroves continuent de circuler sur les réseaux sociaux. Tout comme celles de l’élan de solidarité également sans précédent au sein de la population et le travail en particulier des ONG.

Après sa réunion avec Pravind Jugnauth, Sébastien Lecornu a été conduit sur les lieux du naufrage. Il s’est rendu en bateau avec une délégation pour un état des lieux des moyens mis à disposition.

Il s'est rendu ensuite au poste de commandement de la marine française pour les opérations. Il y a croisé les hommes des Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (Fazsoi).

"On est content de voir nos Fazsoi déployés ici. En tout cas ce que vous avez a été largement vu, noté, remarqué, non seulement par le gouvernement mauricien mais aussi par nos compatriotes à la Réunion et en métropole qui ont pu voir à quel point vous avez été réactifs", a-t-il notamment déclaré.

Après la conférence de presse conjointe avec le ministre de l'environnement Kavi Ramano, Sébastien Lecornu devrait monter à bord d’un hélicoptère pour une visite cette fois-ci aérienne du site du naufrage.