Début des vidanges au barrage de la Vigie

environnement
Laëtitia Biloquet est chargée d'opération pour Archipel Aménagement sur le chantier du barrage de la Vigie. ©SPM la 1ère
Les vidanges de l'étang de la Vigie ont commencé vendredi 12 août, en prévision des travaux de démolition et de reconstruction du barrage vétuste.

En aval du barrage, l'étang de la Vigie se vide frénétiquement. 46 litres d'eau se déversent en moyenne chaque seconde dans la zone humide, de la Vallée du Milieu à Savoyard, jusqu'à l'océan. "On maîtrise le débit d'eau qui sort pour limiter l'impact sur l'environnement", prévient Laëtitia Biloquet, chargée d'opération chez Archipel Aménagement. "Il y aura toujours un écoulement une fois le barrage construit puisqu'on va maintenir un débit réservé pour la vie aquatique de 2,6 litres par secondes".

À lire aussi : Le chantier du barrage de la Vigie devrait débuter à l'automne 2022

 

Vidanger l'étang est nécessaire pour débuter la démolition et la reconstruction du barrage. Cette première phase primordiale a commencé vendredi et devrait durer une à deux semaines. Les travaux pourront seulement débuter une fois l'eau vidée "Si vous cassez un barrage sans le vidanger ça fait une grande vague et vous allez inonder les personnes en bas. Donc il y a un risque pour la sécurité des habitants et la protection de l’environnement", explique la chargée d'opération

Les dangers sont bien réels pour l'environnement. Des mesures de préventions existent dès la vidange, comme le contrôle de la qualité de l'eau en amont et en aval du barrage.

Laëtitia Biloquet plonge dans l'eau aux multiples capteurs. En quelques secondes, son outil mesure la température, la concentration en oxygène dissous et le Ph. "Si l'eau était chargée de matière en suspension, ça aurait réduit le niveau d'oxygène pour la vie aquatique. Mais pour l'instant, il n'y a pas d'impact". 

Les travaux du barrage de la Vigie devraient se terminer fin 2024 pour un coût estimé à plus 10 millions d’euros. 

Plus d'informations avec Antoine Joubeau et Aldric Lahiton.

©saintpierreetmiquelon