L’importance du dépistage des cancers masculins

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L’importance du dépistage des cancers masculins
©Image par Darko Djurin de Pixabay
Depuis 17 ans, le mouvement Movember organise en novembre sa grande campagne de sensibilisation au dépistage des cancers de la prostate et des testicules. Marc Pracht, médecin oncologue à Rennes, revient sur ces pathologies encore taboues.
Depuis 2003, le mouvement Movember incite les hommes à se laisser pousser la moustache. Cette opération légère vise à ouvrir le débat sur des pathologies masculines encore trop passées sous silence.

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En France, le cancer de la prostate touche 50 000 hommes par an et cause 8 000 décès. Une affection qui touche majoritairement les hommes au-delà de cinquante ans. Le cancer des testicules, quant à lui, est plus rare et moins mortel. On dénombre environ 2 500 cas par an.
 

"Il faut que les hommes soient à l’écoute de leur corps et des symptômes qui peuvent être évocateurs de cancers."

Marc Pracht - médecin oncologue au centre de recherche Eugène Marquis à Rennes


Pour le cancer de la prostate, quelques signes peuvent alerter, comme le fait d’éprouver très souvent le besoin d’uriner, notamment la nuit. Les troubles de l’érection ou la sensation d’un poids dans le bas-ventre doivent également éveiller les soupçons. Ces signes doivent amener à consulter un médecin traitant, afin de procéder à un toucher rectal et à un bilan sanguin. Les hommes sont aussi invités à se palper régulièrement les testicules afin de détecter au plus tôt des changements de volume ou de texture.

Selon l'oncologue Marc Pracht, les femmes ont été précurseuses sur l’ouverture de la parole, notamment grâce à la campagne annuelle « Octobre rose ». Depuis 1994, cette action communique sur la lutte contre le cancer du sein.

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Chez les hommes, les cancers de la prostate et des testicules restent encore tabous. À la fois de par les symptômes, jugés dégradants, mais aussi parce que ces pathologies touchent des organes sexuels. Il reste à inventer des espaces de paroles pour les hommes et à banaliser le dépistage.

Retrouvez l'entretien avec Marc Pracht, médecin oncologue à Rennes, réalisé par Flavie Bry :