La coquille Saint-Jacques de Miquelon toujours très royale

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USINE DE MIQUELON
Les employés de l'usine de Miquelon transforment la coquille Saint-Jacques, un met très prisé des fins gourmets de l'archipel et de l'hexagone. ©SPM LA PREMIERE
Depuis le 15 avril dernier, les employés de l'usine de Miquelon s'affairent à la transformation de la Saint-Jacques. Si le mollusque grossissait auparavant dans des naissains, il est désormais pêché à la drague dans la zone économique exclusive.

C'est une période d'activité intense en ce moment à l'usine de Miquelon. Les employés de la société Pêcheurs du Nord transforment pas moins de 20 tonnes de coquilles chaque semaine. 

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En pleine restructuration, l'entreprise se concentre uniquement sur le précieux mollusque pêché actuellement par le Cap Marie. 

Une fois livré, il est transformé. Pour un kilo de noix de Saint-Jacques, neuf kilos doivent être décortiqués.

Les coulisses de transformation de la coquille Saint-Jacques

Avant de finir dans les assiettes des consommateurs, le produit est acheminé du bateau à la chambre froide. Puis le mollusque est déposé sur un tapis pour être déglacé. Il est ensuite décortiqué et les barbes nettoyées. Seule la noix est conservée et vendue.

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Mais pour obtenir un produit haut de gamme, la coquille Saint-Jacques est décortiquée à la main. Puis, elle est plongée dans un bac rempli d'eau de mer. La noix est ensuite pesée. Certaines noix sont vendues fraîches dans des commerces de Saint-Pierre et de Miquelon. D'autres sont surgelées et conditionnées en vue de leur exportation en Métropole.

La Saint-Jacques de Miquelon, elle fait pas mal d'envieux car elle est assez grosse puis elle est très bonne donc on a plein de voies commerciales.

Norman Laurent, responsable de l'usine Pêcheurs du Nord - pôle de Miquelon

 

Le secteur peine à recruter

A Miquelon, les responsables de l'usine sont aussi confrontés au manque de main d'œuvre. Ce qui n'est pas sans conséquence sur l'activité et ses projets à long terme.

Plus on aura de personnel dans l'usine, plus on pourra prendre des marées  importantes. On aimerait aller jusqu'à 25 tonnes, voire un peu plus.

Norman Laurent, responsable de l'usine Pêcheurs du Nord - pôle de Miquelon

 

Si la société Pêcheurs du Nord travaille actuellement avec le navire Cap Marie, le responsable de l'usine à Miquelon souhaite développer des partenariats avec des artisans-pêcheurs locaux pour prendre leur coquille ou d'autres espèces.

Voyez le reportage de Karim Baïla et de Jean Noël De Lizarraga.

 

©saintpierreetmiquelon