La fédération de chasse replante des sapins baumiers dans la forêt de Miquelon-Langlade

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©SPM la 1ère
La fédération de chasse a replanté 465 pousses de sapins baumiers dans le but de préserver la forêt boréale de Miquelon-Langlade. Le projet était dans les cartons depuis de nombreuses années.
D'un pas déterminé, les membres de la fédération de chasse se rendent à la Tête Pelée pour procéder aux vérifications des pousses de sapins baumiers, plantées il y a quelques mois.

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L'automne est la période critique, c'est à ce moment là, que le foin tombe. Les pousses sont plus exposées aux aléas climatiques et 
au gibier.
 

"C'est notre terrain de jeu. S'il n'y a pas d'arbre dans notre terrain de jeu, on n'aura pas de gibier. Il faut se donner le maximum d'outils pour préparer l'avenir."

Daniel Koelsch, président de la fédération des chasseurs de Saint-Pierre et Miquelon

 

Replanter et surveiller l'évolution 


Pour éviter l'intrusion sur le territoire d'espèces exotiques envahissantes, les plants ont été collectés sur des terrains privés à Langlade. Une fois arrivés à maturité, ils ont été replantés dans des lieux facilement accessibles et sur le passage du gibier. En cette période, les animaux sont très attirés par les pousses de sapins. 

La collectivité territoriale a fourni les moyens techniques : les pinces à bourgeons, pour éviter aux animaux de brouter, et de la graisse de mouton, un répulsif naturel. Ce projet ambitieux de reboisement est une première sur l'archipel : "la motivation, c'est notre forêt boréale et sa préservation, explique Daniel Koelsch. On s'aperçoit que dans certaines zones, il y a de belles repousses, par contre, dans d'autres, il y a des endroits qui sont impactés par l'abroutissement ". 
 

Un projet qui va durer 


Quelques mètres plus loin, des pousses ont volontairement été laissées sans protection. Elles sont restées intactes, bien que quelques crottes attestent du passage du chevreuil. Le constat est positif : sur vingt, seules deux ont été mangées. À ce stade de croissance, si la pousse terminale est sectionnée, le plant peut ne pas survivre. 
 

"C'est un milieu avec pas mal de graminées, donc c'est un milieu que le gibier aime bien fréquenter"

Laurent Jackman, garde-chasse


La mairie de Saint-Pierre a mis à disposition un espace dédié à la cellule espaces verts pour permettre à la fédération de chasse de mettre à l'abri les pousses et leur permettre d'arriver à maturité. Il faut en général deux à trois ans, avant qu'elles soient remises dans leur milieu naturel. Il reste encore 500 petits sapins baumiers à replanter.  

Reportage de Clémentine Baude et d'Aldric Lahiton : 
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