La filière pêche à Saint-Pierre et Miquelon, un secteur insuffisamment structuré ?

pêche saint-pierre (spm)
port saint-pierre peche
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Première visite à Saint-Pierre et Miquelon pour Éric Banel. Le directeur des pêches et de l'aquaculture a assisté aux ateliers organisés sur le territoire pour définir l'avenir du secteur de la pêche dans l'archipel. Il a accordé un entretien à Saint-Pierre et Miquelon la 1ère.

"Nous sommes venus pour accompagner les professionnels, échanger avec eux de façon à favoriser et créer une véritable dynamique de territoire.", pose Éric Banel, directeur national des pêches et de l'aquaculture.

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Il est en visite pour la première fois à Saint-Pierre et Miquelon, aux côtés de la ministre de la Mer Annick Girardin. 

Quatre axes à développer

 

Les pêcheurs de l'archipel ont exprimé leur attentes lors d'ateliers organisés à Miquelon et à Saint-Pierre. Quatre axes de travail s'en sont dégagés. D'abord, une meilleure connaissance des ressources autour de l'archipel. Ensuite : la structuration de la filière. 

On a vraiment besoin sur ce territoire d'une logique collective donc d'une logique de filière. 

Éric Banel, directeur national des pêches et de l'aquaculture

 

Autre point abordé : la diversification. Il s'agit de favoriser les nouvelles pêcheries et valoriser les produits. Éric Banel détaille, au sujet des pêcheurs et des consommateurs : "Tous les acteurs que j'ai rencontré me disent : on a besoin d'avoir un accès direct à la ressource. On a besoin de consommer des poissons qui viennent de l'île".

Le quatrième et dernier point porte sur le fonds pêche. Il s'élève à 800 000 euros par an, sur quatre ans. Avec les professionnels, les modalités d'instruction et critères d'éligibilité pour bénéficier de ces aides ont été détaillées. 

 

La création d'un référent pêche

 

Pour dépasser le stade de l'expérimentation et aller sur un développement durable des activités, une animation de filière serait la clé. Un référent pêche pourrait permettre de structurer la filière avec une vision globale. 

Une fois que les professionnels auront précisé leurs besoins, on sera en mesure aussi de les aider grâce aux fonds qu'on met sur la table pour les accompagner.

Éric Banel, directeur national des pêches et de l'aquaculture.

 

Éric Banel a aussi partagé sa vision de l'avenir d'une filière aquacole sur le territoire.

Voyez l'entretien, enregistré dans les conditions du direct, avec Linda Saci, Jérôme Anger et Allison Audoux. 

©saintpierreetmiquelon