Quais des ferries à Saint-Pierre : un diagnostic archéologique qui fait débat

C'est un nouveau chapitre dans le dossier du quai des ferries à Saint-Pierre. La Collectivité territoriale "refuse" le projet de convention relative à la réalisation du diagnostic d'archéologie préventive demandée par l'Etat avant le lancement des travaux.

Le projet d'aménagement du quai des ferries est toujours sous le feu de l'actualité. Dans un courrier en date du 15 décembre 2020 adressé à la collectivité de Saint-Pierre et Miquelon, le DRASSM (département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines) propose à la collectivité une convention établissant un protocole de travail.

Le diagnostic archéologique, confié à l'INRAP (l'institut national de recherches archéologiques préventives) devrait "permettre de mettre en évidence et de caractériser les éléments du patrimoine archéologique éventuellement présents et de déterminer les mesures qu'il convient de mettre en œuvre ".

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Pour le président de la Collectivité Bernard Briand, les nouvelles exigences posées par le DRASSM risquent de perturber la vie portuaire durant les prochains mois.

La Collectivité territoriale dénonce un processus qu'elle juge complexe en ce qui concerne le diagnostic archéologique demandé par l'Etat et trouve "inacceptables" plusieurs points.

"Elle nous impose de mettre à disposition le site où se situe actuellement les ferries. Il faut aussi que la Collectivité travaille sur un protocole lié au stockage des sédiments qui seront prélevés. Ce protocole là aussi doit travailler sur la décontamination des eaux dans le port et plus particulièrement sur le lieu identifié et tout ceci à la charge de la Collectivité."

Bernard Briand, président du Conseil territorial de Saint-Pierre et Miquelon

 

La Collectivité regrette que des procédures administratives qu'elle estime, de plus en plus longues et lourdes, sur de multiples dossiers.

"Ces méandres administratifs, ces échanges, ces discussions , un premier projet rejeté, un deuxième projet plus petit mais avec un coût beaucoup plus important, diffère la réalisation du projet dont on a besoin aujourd'hui."

Bernard Briand

 

Sur le sujet, le sénateur Stéphane Artano, également conseiller territorial de la majorité, dénonce quant à lui des "procédures technocratiques".

Les explications d'Adrien Develay.